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L'AFANOM

dimanche, 15-Mar-2009

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Des centaines d'appelés et engagés volontaires pour défendre la patrie en 1939 ont été transformés en bagnards par les autorités françaises, sans le débarquement américain de 1942, ils auraient tous été exterminés, sans l'arrivée du Général de Gaulle, ils seraient restés esclaves. L'AFANOM se bat pour que la vérité remplace le mythe d'une France unanime pour soutenir les valeurs de la République.

 

On a tendance à confondre occupation, et persécutions antisémites, comme tous les anciens élèves de ma génération, nos livres d'histoire suggéraient que les français étaient soit résistants, soit communistes, soit les deux, or la vérité était moins nette. Il existait avant guerre des populations importantes qui partageaient beaucoup d'idées avec les fascistes et les nazis.

La défaite leur a donné l'occasion de mener la politique de leur choix, ils ont anticipé et agravé les demandes de persécution anti-juives. En outre, dans l'armée, les réactionnaires avaient une revanche à prendre depuis l'affaire Dreyfus.

L' Algérie n'a jamais été occupée par les nazis, cependant, l'antisémitisme très largement partagé par les officiers et généraux de l'armée de Pétain, a permis la mise en oeuvre de la première étape de ce qui aurait pu conduire à l'extermination des juifs d'Algérie.

Le danger nazi avait nécessairement poussé un très grand nombre de juifs d'Algérie à s'engager dans l'armée française, d'autres y étaient comme tout bon citoyen pour y effectuer leur service militaire ces jeunes patriotes devenaient rapidement encombrant dès lors que les généraux préféraient combattre les anglais plutôt que les allemands. Les idées anglophiles et démocrates qu'ils professaient devenaient dangereuse.

Le Général Giraud, qui appliquait les décisions du Général Picquendard, Chef d'État major de l'armée a pris les décisions suivantes :

  • Retrait de la nationalité française aux juifs d'Algérie qui avaient été naturalisés suite au décret Crémieux.
  • Le général Picquendar décide le 27 mars 1941 de regrouper en une unité de travailleurs jusqu'à la libération de leur classe, les soldats juifs algériens déchus de leur nationalité française. Quant aux juifs restés français, ils seront dirigés sur Port Vendre pour être répartis dans la 16 ième division militaire.

  • Retourné au statut d'indigène, les soldats d'origine algérienne furent internés dans des camps "juifs" : Bedeau, Cheragas, Telergma, El Méridj. En fait il s'agissait des camps de concentration où ils étaient vêtus de noirs, comme des corbeaux, dormaient à même le sol, étaient mal nourris, astreint à des travaux inutils comme casser des cailloux, et surveillés jours et nuits par le SOL, service d'ordre de la légion qui fut l'ancêtre de la milice.

    Le chant des cohortes, hymne du S.O.L. exprime parfaitement cette obsession et la volonté de revanche sur les forces jugées responsables du désastre de 1940 :

    “Pour les hommes de notre défaite
    Il n’est pas d’assez dur châtiment
    Nous voulons qu’on nous livre les têtes
    Nous voulons le poteau infamant!
    S.O.L., faisons la France pure :
    Bolcheviks, francs-maçons ennemis
    Israël ignoble pourriture,
    Ecœurée, la France vous vomit.”

  • Trente soldats ont été rapatriés à Port Vendre et ont disparu pour la plupart, on ne sait pas ni où ni comment. On sait seulement qu'un d'entre eux aurait été tué d'horrible façon par des chiens des allemands. D'autres ont fuit et rejoint la résistance. Le ministère de la défense n'a retrouvé la trace que de dix d'entre eux.
  • On sait que les prisonniers rêvaient de de se battre contre les nazis, que le Général Giraud a cherché à les maintenir comme des bagnards le plus longtemps possible, y compris après le débarquement américain. Les prisonniers étaient obligés de déserter pour rejoindre les troupes de la France Libre.

L'AFANOM, association des Fronctionnaires d'Afrique du Nord et d'Outremer se bat depuis des années pour faire connaître la vérité sur cette époque, et après de nombreuses démarché a obtenu du ministère de la défense, le 25 février 2008, que les «regroupements de travailleurs israélites» soient considérés comme des camps d'internement entre avril 1941 et novembre 1942. Cette décision permet aux survivants d'avoir la carte d'internés politique et la médaille de la déportation. Toutefois, on peut regretter que les autorités maintienne une fiction pour sauver l'honneur, s'ils en avaient d'individus comme le général Giraud.

Le débarquement américain n'a nullement mis fin aux souffrances des détenus, ni aux exactions des autorités dites de l'Etat Français en Algérie.
Ce ne fut que l'arrivée du Général de Gaulle en mai 1943 qui en rétablissant le décret Crémieux, ferma les camps, et permis aux volontaire de continuer le combat en s'engageant en masse dans les armées de la libération.

Voir article de base et lien sur les travaux de Norbert Belange

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La prestation du serment du service d’ordre légionnaire (S.O.L) aux arènes de Cimiez le 22 février 1942

 

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