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Articles sur la guerre à Gaza


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Israël sous le feu :121 roquettes ont été tirées de Gaza sur Israël depuis samedi soir

12 novembre 2012 D - Europe-Israel.org

La situation des israéliens sous les roquettes du Hamas est insupportable : voici la réalité des faits, tels qu’elle n’est pas rapportée par nos médias qui présentent Israël comme l’agresseur.

Illustration : Les roquettes de Gaza mettent en danger la vie de plus d’un million d’Israéliens. Eux n’ont pas le choix.

Samedi dernier (10 novembre), des terroristes de Gaza ont tiré un missile anti-tank sur une patrouille de Tsahal, blessant gravement 4 soldats israéliens. Depuis les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza n’ont pas cessé.

 Au total, 121 roquettes tirées de Gaza ont frappé Israël en deux jours. 6 roquettes ont été interceptées par Dôme de fer.

Lundi 12 novembre

La situation des israéliens sous les roquettes du Hamas est insupportable : voici la réalité des faits, tels qu’elle n’est pas rapportée par nos médias qui présentent Israël comme l’agresseur.

Illustration : Les roquettes de Gaza mettent en danger la vie de plus d’un million d’Israéliens. Eux n’ont pas le choix.

Samedi dernier (10 novembre), des terroristes de Gaza ont tiré un missile anti-tank sur une patrouille de Tsahal, blessant gravement 4 soldats israéliens. Depuis les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza n’ont pas cessé.

 Au total, 121 roquettes tirées de Gaza ont frappé Israël en deux jours. 6 roquettes ont été interceptées par Dôme de fer.

Lundi 12 novembre

15h36 - Une roquette de Gaza vient de frapper la ville de Netivot au sud d’Israël.

13h01 - Selon le dernier bilan, 121 roquettes tirées de Gaza ont frappé Israël depuis samedi soir, dont 11 ce matin.

11h19 - Au cours des deux dernières heures, 11  nouvelles roquettes ont frappé le sud d’Israël.

9h30 - Dôme de fer vient d’intercepter deux roquettes dirigées contre des zones densément peuplées au sud d’Israël.

8h00 - Une roquette de Gaza s’abat sur une maison de Netivot.

04h40 - Des appareils de l’armée de l’Air israélienne viennent de cibler un tunnel de contrebande terroriste ainsi qu’un lieu de stockage d’armes et un site de lancement de roquettes dans le nord de la bande de Gaza. Le bilan fait état de plus de 110 roquettes tirées sur le sud d’Israël depuis le 10 novembre.

Dimanche 11 novembre

21h40 - Le dernier bilan fait état de plus de 100 roquettes tirées au cours des deux derniers jours sur le sud d’Israël.

20h07 - Une roquette de Gaza vient de s’abattre sur une maison de Sderot. 10 nouvelles roquettes tirées de Gaza ont frappé Israël au cours des dernières heures.

18h26 - Le dernier bilan fait état de plus de 85 roquettes tirées en 24 heures depuis la bande de Gaza sur le sud d’Israël.

14h18 - Une batterie de dôme de fer intercepte une roquette qui allait s’abattre sur une zone densément peuplée au sud d’Israël.

14h15 - Selon le dernier bilan, 77 roquettes tirées de Gaza ont explosé au sud d’Israël depuis hier soir.

13h48 - 10 roquettes de Gaza ont frappé Israël au cours de la dernière heure.

12h39 - De nouvelles roquettes s’abattent sur le sud du pays.

10h40 -  une roquette tirée de la bande de Gaza vient de frapper la ville de Sderot.

09h15 – Au cours des 12 dernières heures, 40 roquettes tirées de Gaza ont frappé Israël.

03h15 - En réponse aux tirs de roquettes,

03h10 - Plus de 30 roquettes ont frappé le sud d’Israël au cours des sept dernières heures. Samedi 10 novembre

21h15 - Le Dôme de Fer vient d’intercepter une roquette qui s’apprêtait à frapper Israël.

19h31 - Un groupe de terroristes a été visé par Tsahal. Les terroristes ciblés étaient responsables de tirs de roquettes sur Israël quelques instants auparavant. 18h30 -Un missile anti-tank a été tiré sur une patrouille de Tsahal près de la clôture de sécurité au nord de la bande de Gaza.

Quatre soldats israéliens ont été blessés dans l’attaque.

Pour rappel, au cours des deux dernières semaines, plusieurs attaques émanant de la bande de Gaza ont eu lieu.

9 novembre – Un tunnel de contrebande explose pendant une opération militaire de Tsahal le long de la clôture de sécurité près de la frontière sud de la bande de Gaza.

8 novembre – Des terroristes palestiniens ouvrent le feu sur des soldats patrouillant à la frontière de Gaza.

6 novembre – Trois soldats sont légèrement blessés après avoir été attaqués lors d’une patrouille le long de la clôture de sécurité.

23 octobre - Un officier de Tsahal est légèrement blessé alors qu’il effectue une patrouille de routine à côté de la barrière de sécurité de la bande de Gaza. haut

 

Ahmed al-Jabari, tué en pleine négociation
de trêve à long terme

le 16 Oumma.com novembre, 2012 - 11:07


Israël était sur sa piste depuis plusieurs mois, Ahmed al-Jabari, l’homme du Hamas le plus recherché par l’Etat hébreu, a été assassiné mercredi dans un raid aérien qui ne lui a laissé aucune chance, ni à son fils, alors qu’il était un médiateur clé dans la pacification de la région (...)

Israël était sur sa piste depuis plusieurs mois, Ahmed al-Jabari, l’homme du Hamas le plus recherché par l’Etat hébreu, a été assassiné mercredi dans un raid aérien qui ne lui a laissé aucune chance, ni à son fils, alors qu’il était un médiateur clé dans la pacification de la région, et aurait même reçu, quelques heures avant sa fin tragique, un accord de trêve permanente avec Israël, comprenant les mécanismes pour le maintien du cessez-le-feu en vue de contrecarrer toute flambée de violence entre Israël et les factions dans la bande de Gaza.

Cette révélation détonante qui explose médiatiquement à la face du pouvoir israélien, occupé à larguer frénétiquement ses bombes sur Gaza, dans une démonstration de force électoraliste à quelques encablures du scrutin de janvier 2013, émane du quotidien israélien Haaretz.

Dans le viseur d’Israël qui le considérait comme Le terroriste à abattre, tenu pour responsable d’une série d’attaques, dont l’enlèvement du soldat israélien Gilad Shalit, la mort d’Ahmed al-Jabari, 52 ans, chef militaire du Hamas, surnommé Abou Mohammed, dont le parcours personnel l’a conduit du Fatah au Hamas, après avoir croupi dans les geôles israéliennes pendant 13 ans, est-elle réellement l’heureux dénouement d’une traque intensive, ainsi que s’en félicite le gouvernement de Netanyahu dans un exercice d’auto-satisfaction indécent, signe d’une guerre de l'intox qui fait rage de nouveau ?

Pour Haaretz, celui qu'Israël préférait voir mort que vivant, était en réalité «un sous-traitant, dont le rôle était de maintenir la sécurité d’Israël à Gaza»: « Ce titre va sans doute paraître absurde pour quiconque a vu ces dernières heures Jabari décrit comme "une figure du terrorisme", "Le chef d’Etat-major de la terreur" ou "notre Ben Laden". Mais c’était la réalité pendant cinq ans et demi. Israël a demandé au Hamas de respecter la trêve dans le Sud et de la faire respecter par la multitude d’organisations armées de la bande de Gaza. L’homme qui se chargeait d’appliquer cette politique était Ahmed al-Jabari., peut-on lire dans le quotidien de référence de centre-gauche.

Jacques Bénillouche, journaliste, décrivait en août dernier sur le site slate.fr un Hamas sur la voie de la normalisation, converti à un certain pragmatisme l'incitant à renoncer à la lutte armée au profit de la paix pour éviter les bombardements israéliens sur Gaza, mais aussi pour favoriser les investissements étrangers, notamment qataris. Le Hamas peine pourtant à contenir les autres organisations islamiques de Gaza.

C’est donc l’échec du Hamas à contrôler la frontière sud d’Israël et les autres organisations de Gaza qui aurait provoqué l’assassinat d’Ahmed al-Jabari, explique Haaretz, «bien qu'il n’y ait aucun intérêt à l’escalade [de la violence]».

Haaretz ne mâche pas ses mots pour condamner la mise à mort d'al-Jabari par Israël: «Le message était simple et clair: "Si tu échoues, t’es mort". Ou, comme le ministre de la Défense Ehud Barak se plaît à dire: "Au Moyen-Orient, il n’y a pas de seconde chance pour les faibles."»

Mais alors pourquoi avoir tué un médiateur, garant de la stabilité à Gaza ? Haaretz y voit «une intervention militaire tape-à-l’oeil de plus initiée par un gouvernement sortant à l’approche d’élections».

Un conflit armé permet de faire diversion, et de créer un phénomène d’union nationale et de soutien à l’armée et par extension au gouvernement en place engagé dans le conflit, ce qui en période électorale peut s’avérer décisif, poursuit Haaretz, qui conclut en pointant du doigt le cynisme incommensurable du gouvernement ultra-sioniste de Netanyahu : «A chaque fois que le parti au pouvoir se sent menacé par les urnes, il met le doigt sur la gâchette.»

( Note de Mivy après les évènements : on constate quand même qu'al Jabari n'avait pas réussi à faire stopper les tirs de missiles, et qu'après l'opération, la trêve à long terme est en place, et que le blocus a été un peu allégé. )

haut

 

Bilan des 8 jours de l'opération "Pilier de défense": 

 

1.500 sites ennemis ciblés, 19 chefs terroristes éliminés, 980 rampes de tirs de roquettes détruites (porte-parole de Tsahal)

Le porte-parole de Tsahal a fait un premier bilan de l'opération "Pilier de défense".

1.500 sites terroristes ont été ciblés, 19 chefs terroristes éliminés, 980 rampes de tirs de roquettes détruites, 30 centre de commandement de premier ordre, 140 tunnels de contrebande d'armes, 66 tunnels utilisés pour des activités terroristes, 42 salles d'opération et bases du Hamas, 26 sites utilisés pour la fabrication et le stockage d'armes, des dizaines de rampes et de sites de lancement de roquette à longue portée.

Parmi les leaders terroristes éliminés se trouvaient :
Ahmed Jabari, chef de la branche militaire du Hamas 
Habes Masmah, parmi les dirigeants de la police du Hamas 
Ahmed Abu Jalal, chef de la branche militaire du Hamas dans le centre de la bande de Gaza 
Khaled Shaer, un des commandants des forces anti-tanks du Hamas 
Osama Abdul-Jawad, un leader des cartels d’armement du Hamas dans le sud de de Gaza
Ramez Harb, un leader du Jihad islamique, membre de la brigade de la ville de Gaza.haut

 

http://www.hamodia.fr/article.php?id=3714

Ahmed Djabari ou la personnification du Mal

Par Laly Derai,

No 21 novembre 2012, Israël


Les Israéliens ont découvert le visage d'Ahmed Djabari il y a un peu plus d'un an, lorsqu'il accompagnait Guilad Shalit dans ses derniers pas de détenu du Hamas. Et pour cause : si Guilad Shalit a été capturé et s'il est resté si longtemps en détention, c'est avant tout à Djabari qu'il le doit. Et mercredi, lorsque les premières images du véhicule incendié du chef d'état-major du Hamas ont été diffusées sur les chaînes de télévision, beaucoup se sont souvenus avant tout du mal que celui-ci avait causé pendant plus de cinq ans à l'ex-soldat franco-israélien et d'emblée, cette opération « Colonne de nuée » leur a paru plus que jamais justifiée.

Djabari est né il y a 52 ans dans la bande de Gaza, où sa famille, originaire de Hévron, s'était réfugiée après un règlement de compte. Membre du Fatah depuis le lycée et jusque dans les années 80, il rejoint le Hamas alors qu'il purge une peine de treize ans d'emprisonnement en Israël pour activités terroristes.

 C'est en prison qu'il rencontre les chefs de l'organisation terroriste islamique : Abdel Aziz Rantissi, Ibrahim Makadma, Ismaïl Abou Shneb et Sala'h Ch'hadé, qui dirigera plus tard la branche armée du mouvement et qui deviendra son mentor.

Mais Djabari ne se contente pas de développer son réseau social en prison. Il y apprend à parler couramment l'hébreu tout en intégrant une haine viscérale pour tout ce qui touche à Israël et aux Juifs.  

 En 1995, il est libéré de prison et entame sa « carrière » au sein du Hamas, tout d'abord dans des postes administratifs. Très vite, il tisse des liens familiaux avec la direction du mouvement terroriste : lui-même marié avec la fille d'Abdel Aziz Rantissi, fondateur du Hamas éliminé par Tsahal en 2004, il marie son fils avec la fille de Sala'h Ch'hadé, éliminé en 2002 par Tsahal.

En 1998, c'est l'Autorité palestinienne qui le jette en prison pour deux ans et en 2000, alors que l'Intifada débute, il est nommé adjoint du commandant des Brigades d'Izzedine Al Qassam, Sala’h Ch'hadé. Après l'élimination de ce dernier, c'est Muhammad Def qui le remplace. Et lorsqu'en 2006, Tsahal blesse Def très grièvement, Ahmed Djabari comprend que sa patience a porté ses fruits puisqu'il devient de facto le chef de la branche armée du Hamas.

  Djabari transforme la milice terroriste en véritable mini-armée munie d'un arsenal militaire sophistiqué et hiérarchisée selon un organigramme vraisemblablement calqué sur celui du Hezbollah. C'est de là que provient le surnom de Djabari, « chef d'état-major du Hamas ».

Il sera le cerveau de nombreux attentats visant Tsahal et la population civile israélienne. Et il participera très activement à la prise de pouvoir du Hamas à Gaza en 2007. Mais c'est surtout l'enlèvement de Guilad Shalit qui contribuera à sa célébrité. Durant les cinq ans de la captivité du soldat israélien, Djabari sera considéré comme celui qui l'a à la fois détenu et « protégé » afin d'en tirer un profit maximal. C'est lui qui dirigera les négociations en vue de la libération d'un millier de prisonniers en échange de Shalit. Le 14 novembre 2012, un peu plus d'un an après, Djabari, trop imprudent est éliminé à Gaza. Trois jours plus tard, le Hamas s'est empressé de nommer à ce poste « risqué » Marouane Issa, qui était jusque-là chef des opérations armées du Hamas… haut

 

 

 

Proche-Orient - 
Article publié le : mardi 23 octobre 2012 - Dernière modification le : mardi 23 octobre 2012
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20121023-emir-qatar-gaza-gros-cheque-projets-coup-pouce-hamas

L’émir du Qatar à Gaza, un gros chèque pour des projets et un coup de pouce au Hamas


Des membres des forces de sécurité du Hamas patientent devant les portraits du leader de leur mouvement et de l'émir du Qatar.
REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

Par Nicolas Falez

L'émir du Qatar Cheikh Hamad Ben Khalifa al-Thani a passé quelques heures dansDes membres des forces de sécurité du Hamas patientent devant les portraits du leader de leur mouvement et de l'émir du Qatar. la bande de Gaza ce mardi 23 octobre 2012. Le souverain a été accueilli par les autorités du Hamas, qui contrôlent l’enclave palestinienne depuis juin 2007. A Gaza, l’émir a inauguré plusieurs projets financés par le Qatar à hauteur de 400 millions de dollars. Décryptage.



23/10/2012 - Territoires palestiniens / Qatar
L’émir du Qatar annonce 400 millions de dollars pour reconstruire Gaza

L’émir du Qatar est le premier chef d’Etat à s’être rendu dans la bande de Gaza depuis qu’elle est contrôlée par le Hamas.

Pourquoi cet intérêt de l'émirat pour Gaza ?

L’émirat mène une « diplomatie d’influence » financée par les revenus du pétrole. On parle du Qatar lorsqu’il investit dans les banlieues et dans le football français, ou lorsqu’il finance et arme les rebelles syriens. On parle du Qatar et de son influence via sa toute-puissante chaîne satellitaire al-Jazira. Bref, le Qatar est partout ou presque.
On parle parfois de « diplomatie du carnet de chèques ». Celle-ci trouve matière à s’exercer à Gaza, où il y a de réels besoins d’infrastructures, d’investissements, de reconstruction et de développement. Mais il est aussi vrai que la cause palestinienne est populaire dans le monde arabe, et que l’émir du Qatar n’est pas le premier dirigeant arabe à tenter d'accroître sa popularité et son influence régionale en affichant sa solidarité avec les Palestiniens.
Enfin, dans le contexte des soulèvements arabes, le Qatar a tout intérêt à se positionner au côté de la mouvance islamiste de Frères musulmans, qui a accédé au pouvoir en Egypte et en Tunisie. Le Hamas est lui-même une organisation issue de cette mouvance.

Une opération politiquement bénéfique pour le Hamas ?

Le Hamas contrôle la bande de Gaza depuis qu’il en a chassé l’Autorité palestinienne, dominée par le Fatah, en 2007. Les Occidentaux boycottent le mouvement islamiste palestinien (qui figure sur la liste des organisations terroristes des Etats-Unis et de l’Union européenne).
Plus récemment, le Hamas a connu le contrecoup des révolutions arabes : le mouvement islamiste palestinien a progressivement basculé dans le camp soutenant la rébellion syrienne. Il a donc dû rompre son alliance avec le régime de Bachar el-Assad. Le Bureau politique du Hamas a même dû déménager de la capitale syrienne. Ce faisant, le Hamas s’est éloigné d’un autre allié de poids : l’Iran.
Et c’est là que le Qatar intervient, en offrant un cadeau inespéré au Hamas. Ce mardi à Gaza, l’émir a été reçu comme le chef d’Etat qu’il est… Mais ce n’est pas le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas qui l’a accueilli, c’est Ismaïl Haniyeh, l’homme fort du Gaza.

Une mauvaise nouvelle pour l’Autorité palestinienne ?

L’Autorité palestinienne affirme être le seul pouvoir légitime dans les Territoires palestiniens. Et c’est ainsi qu’elle est considérée par l’essentiel de la communauté internationale, notamment les pays donateurs. Le Qatar a beau expliquer que l’émir a décroché son téléphone pour avertir le président Mahmoud Abbas de sa venue à Gaza, cette visite n'en reste pas moins un coup porté à la crédibilité du président Abbas et de l’Autorité palestinienne.
Un coup porté aussi à la réconciliation palestinienne, annoncée par le Hamas et son rival, le Fatah, au printemps 2011. Une réconciliation « de papier » qui ne s’est jamais concrétisée malgré de nombreuses tentatives de relance, notamment l’accord de Doha – au Qatar justement – en février dernier. Une tentative qui n’a pas eu plus de succès que les précédentes.
L’avenir dira si, après avoir fait un magnifique cadeau politique et financier au Hamas, le Qatar envisage de faire pression sur le mouvement islamiste pour qu’il accepte les termes d’une réconciliation.

A terme, y a-t-il un risque de voir le flux financier se détourner de la Cisjordanie au profit de la bande de Gaza ?

C’est en tout cas clairement le choix du Qatar, qui n’a rien versé à l’Autorité palestinienne en 2011 et seulement 30 millions de dollars cette année. On est très loin des 400 millions annoncés ce mardi pour Gaza.
Les diplomates européens qui s’inquiètent aujourd’hui de la crise financière de l’Autorité Palestinienne pointent régulièrement les « mauvais payeurs » et parmi eux un certain nombre de pays arabes, dont le Qatar.
Cela dit, il ne faut pas perdre de vue que, malgré la division, l’Autorité palestinienne de Ramallah finance toujours largement la bande de Gaza, en payant par exemple les salaires de 70 000 fonctionnaires palestiniens de Gaza. L’enclave représente aujourd’hui 40 à 45 % du budget de l’Autorité palestinienne… Mais cela, le Hamas ne le dit pas et ne déroule pas le tapis rouge pour le président Mahmoud Abbas. De quoi faire grincer des dents à Ramallah, le siège de l’Autorité palestinienne.