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Dernière mise à jour
29-Mar-2026
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L'hostilité entre les États-Unis et l'Iran remontent à la naissance de la République Islamique qui a renversé le Shah en janvier 1979. La révolution populaire avait réussi, car le régime autoritaire impérial contrôlait les forces révolutionnaires, et les minorités, mais avaient négligé de surveiller les mosquées. Si tous les opposants s'étaient réjouis de la chute de l'empire, très rapidement, les Ayatollahs ont pris le pouvoir, et ont persécuté leurs anciens alliés, qui en fin de compte leur ont servi de marche pied pour monter sur le trône.
Le nouveau régime avait pris en otage le personnel de l'ambassade des États-Unis, infligeant une cuisante humiliation à l'Oncle Sam. Il avait autorisé les diplomates israéliens à fuir le pays, en promettant à l'opinion iranienne qu'ils ne reviendront pas.
Depuis, à chaque manifestation, des foules innombrables défilaient en scandant "Mort à l'Amérique ! Mort à Israël ! " . Dans le jargon du régime, les USA étaient le Grand Satan, et Israël le petit Satan. Israël était assimilé à une cellule cancéreuse dont l'élimination était de salubrité publique.
A Cette volonté belliciste affichée, l'Iran se donne les moyens de réaliser son crime, aidé par la Corée du Nord, disposant d'universités de haut niveau, l'Iran travaille d'arache-pied pour avoir la bombe atomique.
Les puissances occidentales, soutenues par les pays arabes voisins et bien sûr par Israël, le premier menacé, veulent empêcher l'Etat Islamique de se doter de cette arme fatale, et pour cela ont mandaté l'ONU pour faire des inspections. L'Iran louvoie, accepte des inspections par ci, par là, mais multiplie les installations secrètes. Alors le régime est puni par des sanctions économiques. Pour les faire lever, l'Iran négocie, lentement, très lentement, et en même temps continue ses travaux.
Il ne suffit pas d'avoir "la" bombe, il faut des lanceurs, et l'Iran avance à pas de géant dans la fabrication de fusées super sonique. En même temps, elle innove et produit en grande série des drones qu'elle vend à la Russie pour attaquer l'Ukraine.
Outre son armée, l'Iran développe une diplomatie musclée, et agite partout où elle le peut les minorités avant tout chiites, mais aussi sunnites quand elles combattent le grand et le petit Satan. Ainsi le poids de l'Iran est majeur en Irak, ou les Kataëb Hezbollah forment une armée redoutable, vassale des dirigeants iraniens et soutien du régime irakien.

Cette milice aurait servi à réprimer les manifestants hostiles au régime iranien en janvier 2026. L'Iran a aussi suscité la révolte des Houtis, tribu Chiite du Yemen, qui a pris le pouvoir sur partie du Royaume, malgré l'opposition armée de l'Arabie Saoudite. Au Liban, l'Iran a retourné la très importante minorité Chiite, qui était jadis favorable à l'amitié avec Israël, et aujourd'hui, le Hezbollah la dirige et forme un état dans l'état aux ordres de l'Iran. Mais nous aurons l'occasion d'y revenir.
Du 13 au 24 juin 2025, Israël a attaqué l'Iran, Quelque 200 avions israéliens ciblent les sites militaires partout en Iran, ainsi que les installations nucléaires de Natanz, Fordo et Ispahan. Toutes les défenses anti-aériennes sont détruites. Le succès de cette guerre éclair doit probablement beaucoup aux attaques de drones FPV – commandés à distance grâce à une caméra embarquée – directement menées depuis le sol iranien par des agents du Mossad infiltrés.
Mais après un début triomphal, la suite a été plus dure pour Israël, certains missiles ont causé de gros dégats, en particulier celui qui est tombé sur l'institut Weizmann, un centre de recherche, par exemple des années de travail pour combattre le cancer ont été perdues. 480 bâtiments ont ététouchés, l'hôpital de Béer Shéva sérieusement endommagé etc...
Le 21 juin, les États Unis sont entrés en guerre au côté d'Israël, ils ont lancé des bombes perforantes ultra puissantes, qui devaient détruire les installations nucléaires souterraines. "Nous avons retardé de plusieurs années le projet nucléaire iranien" estime le porte-parole de Tsahal, mais les experts temporisent, il était bien trop tôt pour le savoir.
Dès le 24 juin 2025, le président Trump siffle la fin de la partie, et affirme la victoire totale des USA. Mais peu de temps après les experts affirment que les Iraniens ont déplacé leur uranium enrichi, et que les frappe américano-israéliennes n'ont causé que des dégâts mineurs au dispositif militaire capable de produire des missiles balistiques, et des bombes atomiques.
En un mois, les Ayatollahs au pouvoir auraient assassiné plus d'iraniens que de palestiniens ne sont morts pour fait de guerre, en trois ans au cours du soi-disant génocide à Gaza ! On a vu un immense incendie, après ces événements dramatiques, au marché de gros de Téhéran, un immeuble frigorifique a brûlé, on a dit qu'il était plein de cadavres de manifestants, qui par milliers auraient été ainsi incinérés, effaçant la preuve de ce crime de masse. Voir ici sur Mivy, mon ressenti sur ces événements dramatiques.

Dès février 2026 les États-Unis tentent de convaincre l'Iran.
A peine la répression eut-elle mis fin aux émeutes et manifestations contre le régime iranien, nous avons été informés de discussions serrées entre les États-Unis et l'Iran. Des opposants au régime appelaient au secours les États-Unis et Israël souhaitait qu'on finisse le travail, la guerre de douze jours a été un échec vu que l'Iran avait réussi à cacher son stock d'uranium enrichi, et continuait son programme balistique.
Les États-Unis faisaient mine d'être les protecteurs du peuple iranien, et menaçaient l'Iran si des manifestants étaient pendus. Ils exigeaient la fin du programme nucléaire militaire. Tous les jours nous recevions des nouvelles optimistes ou pessimistes sur le déroulement des négociations. Si le nombre de manifestants officiellement exécuté restait très marginal, certains échos faisaient état d'assassinats de masse dans les prisons.
Dès le six février 2026, des discussions ont eu lieu, portant principalement sur le nucléaire, nous recevions des échos tantôt optimistes, tantôt non, mais en même temps que Trump négociait, il accumulait une puissante armada proche de l'Iran. Soldats, missiles, avions, et même deux énormes porte-avions pour peser sur l'Iran.
Malheureusement, sur le fond, rien n'avançait, l'armée iranienne restait fidèle au régime, qui semblait loin de s'effondrer, et aucune concession majeure n'était à l'ordre du jour.
Le 26 février, les aviations américaines et israéliennes attaquent l'Iran. Les objectifs déclarés par Trump sont la destruction des capacités balistiques iraniennes, la prévention de l'accès à l'arme nucléaire, et à terme, le renversement du régime des mollahs.
Dès le début de l'opération, la forteresse où était réfugié Ali Khamenei, Guide suprême d'Iran a été détruit par un bombardement. Les Israéliens avaient fourni les données critiques grâce des agents infiltrés, ainsi qu'une partie de la force de frappe chirurgicale, mais ce sont les Américains qui ont donné le feu vert politique et les moyens lourds nécessaires pour garantir la destruction totale du complexe.
Une école a été pulvérisée à Téhéran tuant 175 élèves, on a aussitôt accusé Israël, puis un missile iranien ayant raté sa cible, enfin tout le monde a reconnu une maladresse de l'aviation des États-Unis, l'école étant près d'une cible légitimeLes opérations conjointes des États-Unis (Opération Epic Fury) et d'Israël (Opération Roaring Lion) ont visé plus de 15 000 cibles à travers l'Iran pour neutraliser ses capacités stratégiques.
La mort du guide suprême, la mise hors d'état de gouverner de son fils, successeur éphémère n'ont pas empêché la République Islamique de réagir. Une pluie de missile s'abat sur Israël et sur les pays où on trouve des bases américaines : Qatar, Koweït, Émirats Arabes, Arabie Saoudite provoquant un sauve-qui-peut chez les très nombreux expatriés habitant ces pays. Le Kurdistan irakien n'est pas non plus épargné. Un missile est même tombé à Chypre près d'une base britannique.
Plus inquiétant, l'Iran a lancé deux missiles Khorramshahr-4, d’une portée pourtant évaluée jusqu’ici à 2.000 km, vers l’île de Diego Garcia, dans l’océan Indien, à 4.000 km de Téhéran. Donc, l'Iran peut atteindre l'Europe.
En même temps, l'Iran active ses "proxy", en particulier le Hezbollah libanais. Le gouvernement libanais, comme la majorité de la population ne voulait pas entrer dans la guerre, et avait donné des ordres. Mais le Hezbollah aux ordres de l'Iran a canardé le nord d'Israël. Fin mars, ce sont les Houtis du Yémen qui jugent utile d'envoyer un missile sur le Sud d'Israël.
Le détroit d'Ormuz, entre le golfe Arabo-Persique et l'Océan Indien est un des points stratégiques pour la navigation maritime. C'est un passage obligé pour les navires des émirats arabes, du Qatar, du Koweït, de l'Irak, et de Bahreïn. 
L'Iran a décidé de le fermer, le détroit d'Ormuz, privant ses riverains de débouchés sur l'Océan, les empêchant de livrer pétrole et le gaz.
L'Iran a la possibilité de le faire, même si sa marine a été détruite, le pays peut poser des mines, et dispose de suffisamment de missiles ou canons pour tirer sur qui bon lui semble.
D'ailleurs, passer par détroit d'Ormuz devient un privilège destiné aux bateaux de pays jugés neutres ou amis, ce sont la Chine, l'Inde ou le Pakistan, la Russie, l'Irak et la Syrie. L'occasion faisant le larron, l’Iran exige désormais le droit de percevoir un droit de passage dans le détroit d’Ormuz.
La route du pétrole étant coupée, et taxée pour les heureux bénéficiaires des largesses iraniennes, les cours du Gaz et des carburants s'envolent. Les conséquences sont énormes pour certains secteurs d'activité, en particulier les transports, la pêche et l'agriculture. Les bourses font du Yo-yo en fonction des rumeurs de négociations, et la tendance à la baisse peut se prolonger encore longtemps, jusqu'à la fin de la guerre qui n'est pas encore annoncée.
Le gouvernement français a pris une série de mesure. Pour les ménages, le bouclier tarifaire a été la mesure phare : il a bloqué le prix du gaz et limité la hausse de l’électricité à 4%, il a aussi maintenu et renforcé le chèque énergie. Pour les entreprises des aides au paiement des factures d’énergie, des remises pour les gros rouleurs, des chèques énergies etc... mais des mesures bien timides qui ne rassurent pas les syndicats patronaux qui craignent pour la survie de leur entreprise, et comptent manifester bruyamment leur mécontentement.
Les précédents accords de cessez-le-feu n'ont pas été respecté, le Hezbollah loin d'être désarmé s'était en fait renforcé, et avait construit des fortifications souterraines à la frontière israélienne pour préparer une invasion au moment opportun. En tout cas, ceci est le discours israélien.
Le gouvernement libanais avait exigé du Hezbollah qu'il protège le Liban de la guerre, en restant neutre dans le conflit, mais le Hezbollah n'en a pas tenu compte, et a lancé ses missiles sur la Galilée. En réaction, le gouvernement libanais a expulsé l'ambassadeur d'Iran au Liban. Mais cela n'a pas suffi pour affirmer sa souveraineté. Lorsque le premier ministre libanais a donné l'ordre à son armée d'agir au côté d'Israël pour désarmer le Hezbollah, il n'a pas toujours été obéi, surtout que l'armée nationale est composée de 30 % de chiites, dont la loyauté est douteuse.

Face à cette situation Israël attaque sauvagement, et a demandé à toute la population au Sud du fleuve Litani de fuir, provoquant une crise humanitaire de plus. Si les gouvernements israélien et libanais se sont mis d'accord pour définir leur frontière commune appelée "ligne bleue", les écrits bibliques mettaient la frontière entre Israël et la Phénicie sur le cours du fleuve Litani.
L'armée israélienne déclare qu'elle veut un "glacis" une zone vide pour protéger la Galilée des attaques venues du Liban, alors que les nationalistes veulent conquérir le Sud Liban et y installer des villages juifs. La position du gouvernement israélien est très floue sur ce sujet.
Tout dépendra de la suite des événements, si le Liban réussissait à se débarrasser de la tutelle du Hezbollah, et s'il acceptait un traité de paix, il serait probable qu'Israël retournerait dans ses frontières, mais si non, si le Hezbollah n'était pas désarmé, et si le gouvernement libanais refusait la paix, Israël pourrait décider de rester au Sud Liban, et tant pis pour le million de réfugiés qui malgré eux continueraient à peser sur l'économie d'un pays en ruine.
La population israélienne juive dans son immense majorité a approuvé l'aventure militaire contre l'Iran, la minorité arabe est plus divisée. La volonté iranienne de détruire Israël ne s'est jamais démentie, et l'opinion sait que c'est l'Iran qui arme le Hamas, le Hezbollah, et toutes les milices hostiles.
Toutefois tous les israéliens souffrent, des milliers de missiles lancés sur son territoire, missiles souvent imprécis, touchant avant tout des zones civiles, qui imposent sans cesse de courir se réfugier dans des abris. Les gens ne dorment plus, et la population est traumatisée. Les boucliers antimissiles sont efficaces à 95 %, ce qui n'empêche pas des débris meurtrier de tomber n'importe où, et lorsqu'on tombe sur les 5 % d'échec, les dégâts peuvent être terribles, 20 morts à Beth Shémesh.

Les experts s'accordent à dire que la guerre devrait bientôt s'arrêter, faute d'argent. Le stock de munitions et de missiles des protagonistes a tendance à se réduire, Israël n'a pas les moyens de continuer indéfiniment une guerre sur tous les fronts. Aux États Unis, Trump est en difficulté, la guerre n'est pas populaire, et il a contre lui non seulement les démocrates, mais une fraction de son propre électorat. Il ne faut pas oublier qu'il s'est fait élire avec le slogan "America First" et que ses aventures étrangères son contraires à son programme.
Toutefois Trump ne peut pas s'avouer vaincu, l'Iran exige la fermeture des bases américaines dans le Golfe et refuse toute discussion sur ses missiles balistiques, selon le Wall Street Journal. Pour le haut responsable américain : «c'est une position ridicule». Pour les Responsables iraniens : « Les États-Unis négocient avec eux-mêmes»
En attendant, les États Unis pilonnent les fortifications iranienne afin de se rendre maître du détroit.
Il exige un accord sur la libre circulation du pétrole, et la fin du programme nucléaire iranien, et menace de détruire toute l'économie iranienne. S'il tente ceci, répondent les iraniens nous détruirons les capacités pétrolières des amis des USA dans toute la région.
On craint des interventions étrangères, la Russie soutient l'Iran, l'Ukraine les États Unis, et la Chine se montre menaçante.
On est au bord d'une explosion dont on ignore aujourd'hui si elle aura lieu, et quelles en seront les conséquences, rien ne semble ébranler le régime iranien, et les cris de victoire des israéliens et des américains sonnent creux.
Je termine cet article, sans connaître la suite des événements, et j'ai peur.Ne m'en voulez pas, si je me trompe dans mes prévisions, elles sont très difficiles, surtout quand elles concernent l'Avenir ! !
Michel Lévy
