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Les animaux dans le judaïsme


Vendredi, 08-Jan-2016
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trefle
  Lors de la création, les animaux ont été crées avec une âme, puis D ieu a conclu une alliance avec eux aussi, et s'ils n'ont pas de droits, l'homme a des devoirs à leur égard.
Tout est fait pour réduire leur souffrance, et les temps messianiques doivent amener une ère de végétarien, où même le lion mangera de l'herbe. Or les sacrifices d'animaux étaient nombreux au temple, et le judaïsme orthodoxe envisage de le reprendre quand le temple sera reconstruit. Comment l'odeur du sang peut-elle être agréable à l'Eternel ?
 

Des bêtes, des hommes et des femmes

Nous lisons dans le Midrash Berechit - Rabba 3-5 :
« Rabbi Yehuda. fils du Rabbi Simun dit:
Nous ne lisons pas dans la Genèse qu'il soit soir et matin , mais qu'il fut soir et matin
On en conclut que la succession du temps a précédé la création actuelle.
Rabbi Abahu : Ceci prouve que Dieu créait du mondes et les détruisait jusqu'à ce qu'enfin il ait produit l'univers tel qu'il est maintenant, et alors il dit : Celui ci me plait, ceux là ne me plaisaient pas. Rabbi Phinèes ajoute :
Rabbi Abahu se fonde  particulièrement sur ce texte [Genèse , 1-31) :
Et Dieu regarda tout ce qui avait fait, et il le trouva très bon; c'est à dire qu'il prononça ces paroles : ce mode me plait, les autres ne me plaisaient pas.     »

De ceci nous pouvons déduire que la Torah acceptée les dinosaures, première espèce animale.

Les oiseaux et les poissons sont crées le cinquième jour, les mammifères les reptiles et l'homme le sixième .  Le premier commandement est commun "croissez et multipliez"

כח וַיְבָרֶךְ אֹתָם, אֱלֹהִים, וַיֹּאמֶר לָהֶם אֱלֹהִים פְּרוּ וּרְבוּ וּמִלְאוּ אֶת-הָאָרֶץ, וְכִבְשֻׁהָ; וּרְדוּ בִּדְגַת הַיָּם, וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבְכָל-חַיָּה, הָרֹמֶשֶׂת עַל-הָאָרֶץ

Pourquoi ce décalage ? pour dire à l'homme qu'il ne doit pas s'enorgueillir, même le vers de terre a été crée avant lui. 

L'homme est crée à part, on lui ordonne de dominer les animaux, mais le verbe utilisé est descendre (Ourdou de Yared וּרְדוּ). C'est le verbe clé.
Le mot hébreu est YARED ; le sens de sa racine est descendre. Si l'homme, avec sa puissance descend sur l'animal, il le domine en pesant sur lui ; mais s'il descend vers l'animal, il peut aussi se mettre à son niveau ; ainsi peut-il être amené à le considérer comme son prochain. Or, le respect et l'amour des animaux constituent le fondement d'une écologie éthique ». (Francis Weill)

Le Zohar a à cette égard une réponse nuancée : (T III, 191a) : il retient l'idée de domination (Gn. 9 :2), et l'explique par le fait que quand l 'animal regarde l'homme il voit en lui l'image et la ressemblance de D.ieu, selon lesquelles il a été créé ; dès lors l'animal se sent dominé; mais si l'homme cesse de marcher dans les voies de la Torah, il perd cette aura ; alors l'animal peut dominer l'homme C'est donc le tigre qui va dévorer l'homme plutôt que le contraire.

Mais on peut aussi voir cette approche sentimentale, les relations que l'homme entretiens avec ses animaux domestiques.

Tous ont une âme "Nefèche H'aya" . tous sont fait de la glèbe,

L'Éternel-Dieu avait formé de matière terrestre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel. Il les amena devant l'homme pour qu'il avisât à les nommer; et telle chaque espèce animée serait nommée par l'homme, tel serait son nom. 20 L'homme imposa des noms à tous les animaux qui paissent, aux oiseaux du ciel, à toutes les bêtes sauvages; mais pour lui-même, il ne trouva pas de compagne qui lui fût assortie.

Les mauvais esprit diront que la femme, pour les ancien était considéré à mi chemin entre les animaux et l'homme  !  !

Donner un nom est un signe de domination, toutefois, cette domination n'est pas absolue, des textes postérieurs la relativise.

Ecclésiaste 3,19-20 : Considérés en eux-mêmes, les hommes sont comme les animaux ; car telle est la destinée des fils d'Adam, telle est la destinée des animaux. Leur condition est la même, la mort des uns est comme la mort des autres ; un même souffle les anime ; la supériorité de l'homme sur les animaux est nulle, car tout est vanité… Qui peut savoir si l'esprit des fils d'Adam monte en haut, tandis que le souffle des animaux descend vers la terre ?

 

A l'origine l'homme était végétarien

Dans le jardin d'Eden, on ne parle que de fruits, et lorsqu'Adam se rend compte qu'il est nu, suite à l'incident de la pomme, il se couvre d'une feuille de vigne (Genèse 3.07).    Or quand il est chassé du paradis, il se couvre d'une tunique de peau. (3.21)

On remarque que Cain offre des fruits, et Abel va tuer un mouton pour l'offrir en sacrifice, Dieu préfère le sacrifice, serait-il cruel ?  ? 
     Abel n'aurait-il pas pu offrir de la laine et du fromage ?  ?

L'alliance divine, scellée après le déluge, concerne non seulement l'humanité, mais aussi tous les animaux :

En effet, en vertu de l'Alliance universelle conclue entre le Créateur et la Création, l'homme a le devoir de se conduire avec la plus grande compassion à l'égard de l'animal:

«וְזָכַרְתִּי אֶת-בְּרִיתִי אֲשֶׁר בֵּינִי וּבֵינֵיכֶם וּבֵיןכָּל נֶפֶשׁ חַיָּה, בְּכָל-בָּשָׂר… וּרְאִיתִיהָ, לִזְכֹּר בְּרִית עוֹלָם, בֵּין אֱלֹהִים וּבֵין כָּל-נֶפֶשׁ חַיָּה בְּכָל בָּשָׂר אֲשֶׁר עַל-הָאָרֶץ» (בראשית ט', ט"ו-ט"ז).

«Je me souviendrai de mon alliance avec vous et tous les êtres animés… L'arc étant dans les nuages, je le regarderai et me rappellerai le pacte perpétuel de Dieu avec toutes les créatures vivantes qui sont sur la terre » (Gen. 9, 15-16).

Car les animaux eux même sont responsables, on le voit dans le déluge, à Sodom ou à Ninive (Jonas), où tout être vivant est détruit ou menacé de l'être.

La thora ordonne de bien traiter les animaux :

צער בעלי חיים Tsaar Baalei 'Haïm traduit par Société protectrice des animaux. Baalei H'aïm : maitre de la vie => animal

L'obligation de bien traiter les animaux se retrouve dans beaucoup de passage biblique :

  • La souffrance animale est une souffrance que tous les hommes sur terre doivent éviter, dès les noha'ides il est précisé qu'on ne peut pas manger d'un animal vivant.
  • Les animaux font partie de la famille, ils ne doivent pas travailler le shabbat, et ils doivent manger avant les humains. Ne disons nous pas tois fois par jour dans le "shema" la bénédiction promise si nous suivons la Torah : " «Je donnerai de l'herbe à tes animaux, tu mangeras et tu seras rassasié»
  • Même le shabbat peut être relativisé pour éviter la souffrance, on a le droit de traire par exemple.
  • Pas de souffrance au travail : interdiction de mettre ensemble un âne et un cheval pour faire rouler la meule ou tirer la charue, ou de museler le boeuf qui tourne pour l'empêcher de manger
  • Les mauvais traitements sont interdit, comme la castration, ou le gavage des oies. Pourtant sur ce point les responsables de la cacherout ne sont pas très regardnt.
  • Les animaux ne doivent pas subir les conséquences des disputes humaines, si tu vois l'âne de ton frère s'abattre sur la voie publique, tu dois le relever.
  • Les animaux sont sensibles, on ne peut pas tuer le veau le même jour que sa mère.
  • Le fait d'être bon pour les animaux, de s'en occuper avec amour est un très grand mérite,
    « Pendant que notre maître Moïse prenait soin du troupeau de Jéthrodans l'étendue sauvage, un agneau s'enfuit loin de lui. Il courut après lui jusqu'à ce qu'il atteint Hasuah. Alors qu'il atteignait Hasuah, il arriva à un point d'eau où l'agneau s'arrêta pour boire. Lorsque Moïse arriva à lui, il lui dit : « Je ne savais pas que tu courrais parce que tu avais soif. Tu dois être fatigué. » Il le plaça sur son épaule et commença à marcher. Le Saint Béni-soit-Il, le bénit et dit : « Tu es compatissant dans la conduite des troupeaux appartenant aux mortels ; Je fais le serment que tu seras de la même façon le berger de mon troupeau Israël. » (Exode Rabbah 2,2) 
    Le Talmud explique que l'obligation de soulager un animal de la souffrance ou de lui éviter un danger prévaut sur les ordonnances rabbiniques relatives au Shabbat.

    De même David était berger, et c'est son attention pour son bétail qui a fait que Samuel a pensé qu'il serait un bon berger pour le peuple d'Israël.

Les animaux ont-ils des droits ?

Si l'on refuse d'admettre les discrimination, on en arrive à dire que les animaux et les hommes ont les mêmes droits. Il est donc très important de distinguer ce qui est humain et qui a des droits, de ce qui n'est pas humain et n'en a pas.

Quand les limites sont estompées et que le vie de l'homme et celle de l'animal sont toutes les deux considérées sacrées au même degré, cela peut initier une philosophie dangereuse considérant que tuer un être humain n'est pas plus odieux que tuer une bête.

Si on ne fait plus de différence entre les hommes et les animaux, alors on en fait entre les hommes, et il est logique dans de telles conditions que ce soient les nazis qui les premiers ont donné des droits aux animaux, dès 1933 les nazis interdisent l'abattage rituel.


       Chef de la SS et végétarien, Heinrich Himmler détestait la chasse : "Comment pouvez-vous prendre plaisir à tirer par surprise sur les pauvres bêtes innocentes et sans défense qui broutent paisiblement à l'orée des bois ? A bien y regarder, c'est de l'assassinat pur et simple..." Hitler se présentait lui aussi comme "l'ami des bêtes", titre d'une carte postale diffusée en 1934 où le Führer s'exhibe en train de nourrir des biches au milieu de la forêt. Promulguée au lendemain de son arrivée au pouvoir, la loi fondamentale de protection des animaux, l'une des plus "avancées" d'Europe, restera en vigueur jusqu'en... 1972. L'obsession animalière des nazis est une composante essentielle de leur Weltanschauung, vision du monde nourrie d'emprunts au darwinisme et à la biologie. Hommes et bêtes sont l'expression d'un ordre divin fondé sur les lois de la race et de l'hérédité, la violence, l'élimination des faibles.

        L'électorat Front National apprend que Mme Montel, propriétaire « de cinq chats, d'un lapin, d'un lévrier », a inscrit la défense des animaux dans ses priorités. « J'ai souvent le mari de Brigitte Bardot au téléphone à ce sujet », confia-t-elle. Ce n'est pas par ce qu'on aime les animaux qu'on aime les gens, (ou qu'on ne les aime pas), mais le judaïsme privilégie l'amour des êtres humains.

Pour le judaïsme, si les animaux n'ont pas de droit, car ils n'ont pas de devoir, les hommes ont les deux, ils ont le devoir de bien traiter les animaux.  Il est interdit de posséder un animal, si on est incapable de le nourir, ou de lui laisser un espace suffisant où il puisse s'épanouir.  Si on déclarait un jour que les singes en fait seraient des êtres humains, on pourrait les incorporer dans notre groupe, car ils auraient aussi des devoirs, ce n'est pas le cas, alors respectons la limite.

Rabbi Yossef Albo (14ème siècle) soutient que cette doctrine trouve ses sources dans l'histoire biblique de Caïn et Abel. La Genèse (Chapitre 4) raconte que Caïn apporta en offrande des produits de la terre alors que son frère Abel immola des premiers-nés de son bétail en sacrifice à D.ieu. Rabbi Yossef Albo explique que Caïn estimait que les animaux étaient égaux aux hommes et par conséquent, jugeait qu'il n'avait aucun droit de les tuer.

C'est alors qu'il poussa cette logique erronée à l'extrême: les hommes et les animaux étant selon lui égaux par essence, s'il est permis de mettre à mort un animal, il est également licite d'ôter la vie à un de ses semblables.


Quid de la souffrance animale imposée par l'homme ?

 

Guémara Baba Metsia (85) qui raconte l'histoire de Rabbi Yehouda Hanassi qui a été puni de treize ans de souffrances, pour une simple petite phrase.
Un jour, il est sorti à l'extérieur de la maison d'étude et un veau, qui voulait échapper à la Shé'hita, est venu sur refugié sous son manteau, il voulait demander la miséricorde de Rabbi Yehouda Hanassi et de ne pas être égorgé mais Rabbi Yehouda Hanassi le repoussa et lui dit : « Va, tu as été créé pour cela ! ». A cause du fait que Rabbi Yehouda Hanassi n'as pas eu pitié de ce veau, il subit de grandes souffrances. (rage de dents)
Comment la souffrance a-t-elle disparue ? un jour la servante du rabbi balaie sa maison, elle voit des petites souris, elle voulu les balayer aussi, le rabbi lui dit "laisse les", lui dit il, il est écrit "sa pitié s'étend à toutes les créatures" (psaume), alors du ciel on a entendu, "puisqu'il a eu pitié, on aura pitié de lui" et les souffrance du Rabbi disparurent.

La Shé'hita, l'abattage rituel

Il y a régulièrement des campagnes contre l'abattage rituel, et on se focalise sur la mort de l'animal. Or la mort n'est qu'un moment très court et très pénible pour l'animal et aussi pour le shoh'et

On veut ignorer la souffrance animale pendant l'élevage, la triste vie de poulets, le broyage des poussins males nouveau nés, l'élevage en cage des veaux, les transports indécents vers l'abattoir.
Dans l'abattage industriel, comme aujourd'hui, la bête est soulevée renversée, suspendue pas une patte avant l'égorgement, ou soumise à toutes sortes de sévices pour la faire avancer, la souffrance, la peur, sans parler de la fracture, est un cas de violation du principe tsaar Baalé h'aïm.
 L'industrie répond, la souffrance, ne rend pas taref, autrement, la viande serait plus chère. etc...

Au niveau de la souffrance, il faut savoir que lorsqu'on égorge l'animal, on coupe automatiquement les artères qui amènent le sang au cerveau et sans afflux de sang le cerveau ne peut pas ressentir de la souffrance plus d'une seconde. Des études sérieuses montrent que la souffrance est généralement moindre pour un abattage rituel traditionnel que pour les tueries contemporaines, où les animaux sont soulevés et maltraités, même si des efforts sont fait pour supprimer autant que faire se peux la souffrance des bêtes. L'abattage hallal est plus problématique, car les normes sont moins exigeantes, même si les autorités islamiques interdisent aussi de faire souffrir les bêtes.


      

Les antisémites se sont servi de visions apocalyptiques du sang pour dénoncer la cruauté des juifs. Le film nazi tourné dans le ghetto de Lublin "Der Ewige Jude" montre les animaux baignant dans leur sang. Toujours cette idée, pour sauver les animaux, tuons les gens.

Dans un petit village d'Europe, un jeune cho'het était allé chercher de l'eau pour l'appliquer sur sa lame avant de procéder à l'abattage. Au loin, il remarqua un vieil homme qui l'observait et hochait la tête en signe de désapprobation. Finalement, le cho'het demanda au vieillard la raison de son comportement. Celui-ci lui répondit que, pendant qu'il préparait son couteau, il se remémorait le temps où lui-même, jeune homme, examinait le Ba'al Shem Tov (fondateur du mouvement hassidique) faisant la même chose. La différence, comme il lui expliqua, était que le Ba'al Shem Tov n'avait pas besoin d'eau pour affûter sa lame ; les larmes qu'il versait étaient suffisantes.

Le gavage des oies

Le foie gras ne devrait pas être cachère, pour l'obtenir selon le rabbin Yehaya Dalsace, le gavage provoque en général une déchirure de la paroi interne de la gorge et en tout cas de fortes irritations, ce qui rend l'animal trefa.  Il faut ajouter que l'état du foie en fin de gavage est tel que l'oie ne peut plus vivre, elle respire avec difficulté, ne peut plus bouger, ni même se nourrir seule ! Elle est donc au seuil de la mort, donc trefa, du fait de sa maladie.

Mais l'interdit de faire souffrir un animal est moralement beaucoup plus grave et remet en cause tout le processus de gavage. L'animal souffre aussi bien physiquement que psychiquement, il est soumis à une pression constante et sa fin de vie est immonde.

Il vaudrait mieux manger une oie cuite dans du beurre que prendre du foie gras, car l'interdiction de mélanger lait et volaille est rabbinique, alors que l'interdiction de faire souffrir les animaux est toraïque.

Dans le même sens, le Rabbinat américain a décidé que seuls les veaux issus de l'élevage biologique pourraient être cachers

L'expérimentation médicale

Igal Shifran s'interroge, pourquoi fallait-il punir Rabbi Yehouda à Nassi, lui même n'avait-il pas écrit écrit des michnaIoth sur la charité ? Mais sa remarque "va, tu as été crée pour cela" montre qu'il n'avait pas compris, le but de la création des animaux dans le monde. Cette seule pensée venue d'un homme aussi haut, mérite une punition très grave, ce n'est que lorsqu'il éprouve de la pitié qu'il est pardonné.

L'expérience médicale animale, n'est permise qu'en cas d'utilité immédiate et certaine, même si elle est utile, elle n'est possible qu'à deux conditions :
-La bête doit être endormie
-tuée aussitôt après la mutilation due à l'expérience

Or ces conditions sont très rarement réunies, les expériences appartiennent à des processus qui peut-être permettront de tirer des hypothèses, qui peut-être ouvriront une piste, qui peut-être aboutira à une thérapie, qui peut être pourra être validée et déboucher sur de nouvelles thérapies. Rien d'immédiat, rien de certain.

Le principe sera d'interdire ces expérimentation pour des recherches cosmétiques, et surtout de les éviter autant que faire ce peut. L e choulh'an aroukh ajoute même si la souffrance est autorisée "Aolam imnaIm" il faut éviter de le faire'

L'éthique rabbinique ne veut pas voir des malheureux singes agonisants d'expériences en expériences, la douleur doit toujours être prise en compte.

La chasse

l'une est faite par le Noda ben Yehuda (18 ième siècle) un juif demandait si on pouvait pratique la  chasse
    Le Noda, lui répond :

  • La souffrance infligée à un animal est interdite en raison du principe Tsaâr baâlei 'haïm צער בעלי חיים
  • Un animal tué ainsi n'est pas cachère, en raison du principe bal tachrit בל תשרית gaspillage on ne peut pas gaspiller ainsi la viande.
  • Cependant on peut objecter que si un homme trouve un profit à tuer un animal on peut lui permettre, mais quelle âme juive peut-elle jouir de tirer des coups de fusil un animal ? 
    si tu veux pratique la chasse tu le peux, mais moi comment tu es arrivé à un tel état de dépravation morale ? Dire tith'adesh est interdit sur une paire de chaussure en cuir, car on ne se réjouit pas de la mort de l'animal dont on a pris la peau pour faire la semelle, et tu veux tuer pour ton plaisir ? alors, si tu veux aller à la chasse vas-y, mais moi, je ne veux pas te voir à la synagogue.   C'est le signe d'un avilissement moral qui me répugne
 

Quand Mochiah' arrivera

Certains citent le précédent d'Adam et Eve pour affirmer que dans un monde idéal, c'est-à-dire à l'ère messianique, les humains retourneront au végétarisme universel. Mais la majorité écrasante des rabbins maintiennent que cette ère verra la reprise des sacrifices d'animaux.
En fait, dans le Talmud (Baba Batra 75a), il est écrit que D.ieu préparera un festin de viandes pour les justes.

25 Le loup et l'agneau paîtront côte à côte, le lion comme le bœuf mangera de la paille et le serpent se nourrira de poussière; plus de méfaits, plus de violence sur toute ma sainte montagne: c'est l'Éternel qui a parlé."

Mais alors comment voir cette vision messianique, où l'agneau vit au côté du lion ? l'homme resterait-il pire que le lion, toujours aussi sauvage  ? 

Le Rav kook pense que les sacrifices seront végétariens, cependant tout le rituel liturgique juif aspire à la reconstruction du temple, et au retour des sacrifices.

Derrière cette question se trouve posée la question de la capacité des rabbins à se réunir pour prendre ensemble des positions éclairées sur des sujets graves, et la multiplications des chapelles rend cette hypothèse impossible. Alors on continue comme avant, on  oublie de réfléchir au temps qui passe, et on remet aux temps messianiques les décisions dont nous aurions besoin aujourd'hui.

Michel Lévy

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