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Assassinat d'un prêtre
Revue de presse


Lundi, 08-Aoû-2016
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trefle
 
 

Publié le 27/07/2016 à 10:45, Mis à jour le 27/07/2016 à 11:23

Jacques Hamel, le prêtre assassiné: "C'était un homme bon"

Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray

Le père Jacques Hamel célébrant la messe à l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray HO  /
  http://ser-ta-paroisse.over-blog.org//AFP

"C'était un homme bon": des responsables religieux jusqu'aux paroissiens de Saint-Etienne-du-Rouvray, le constat revient comme un leitmotiv pour décrire Jacques Hamel, 86 ans, le prêtre assassiné par deux jihadistes au terme d'un long sacerdoce en Seine-Maritime.

Petite taille, visage émacié, le regard perçant, d'un incroyable dynamisme pour son âge, le père Hamel n'aura jamais pris sa retraite.

Né à Darnétal, près de Rouen, en 1930, ordonné prêtre en 1958, il avait fêté son jubilé d'or pour les cinquante ans de son sacerdoce en 2008. Le père Hamel n'était "plus" que prêtre auxiliaire. Mais son incessante activité aux côtés du père congolais Auguste Moanda Phati, curé de la paroisse, était la bienvenue, compte tenu de la pénurie de prêtres dans le diocèse de Rouen.

Baptêmes, communions, mariages, enterrements: dans cette ville ouvrière d'un peu moins de 30.000 habitants, chaque Stéphanais l'avait approché.

De l'autre côté de la place de la mairie, il recevait dans le presbytère, une maison de deux étages avec cour intérieure et un appentis pour abriter sa vieille Renault 19 qu'il conduisait encore.

Au rez-de-chaussée de la maison, une salle de réunion, équipée d'un vieux téléviseur, lui permettait de recevoir les paroissiens, petits et grands.

"C'est là que j'ai fait mon catéchisme puis ma préparation au mariage", témoigne Arnaud Paris, 44 ans, natif de la ville. "Puis il a pris en charge l'éducation religieuse de mes deux filles jusqu'à leur communion il y a trois ans", ajoute-t-il.

L'ami des bons et mauvais jours

"Il était très gentil mais pouvait être sévère, il fallait aller dans son sens", précise-t-il.

Au delà de son rôle religieux, le prêtre au crâne dégarni était le confident, l'ami des bons et mauvais jours. "J'allais souvent le voir. Il m'a aidé pendant ma chimiothérapie et après le départ de mon mari", confie Martine B., une autre habitante.

Au sein du diocèse, parmi ses pairs, le père Hamel était unanimement apprécié.

"C'était un homme passionné par ce qu'il faisait. Il étonnait tout le monde par son dynamisme", déclarait le vicaire général du diocèse Philippe Maheut quelques heures après le drame.

"C'était un homme bon", résume Alexandre Joly, jeune curé du Grand Quevilly, une ville voisine.

Tué au pied de son autel, le père Hamel était bien conscient des temps troublés vécus par la France. Participant dans sa paroisse au dialogue inter-religieux, il avait délivré un message le mois dernier dans la lettre paroissiale.

"Puissions-nous, en ces moments entendre l'invitation de Dieu à prendre soin de ce monde, à en faire, là où nous vivons, un monde plus chaleureux, plus humain, plus fraternel", avait-il écrit.

Mohammed Karabila, président du Conseil du culte musulman de Haute-Normandie et de la mosquée de Saint-Étienne-du-Rouvray, voyait en lui un "ami", "quelqu'un qui a donné sa vie aux autres".

Le prêtre et l'imam s'étaient retrouvés à plusieurs reprises "lors d'interventions publiques dans des salles des fêtes". "Nous faisions partie d'un comité interconfessionnel depuis 18 mois. Nous discutions de religion et de savoir vivre ensemble", a rappelé M. Karabila.

Le HuffPost | Par Paul Guyonnet

- "Faudra-t-il d'autres tueries pour nous convertir à l'amour?"

Ce mardi 2 août, c'est un message de fraternité qu'a envoyé Monseigneur Dominique Lebrun, l'archevêque de Rouen à l'occasion des obsèques du prêtre Jacques Hamel, assassiné lors de l'attaque de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray par deux jihadistes. Dans son homélie, l'ecclésiastique a regretté la violence et les tueries aux quatre coins du monde, manifestations du mal et signes selon lui de "sommets d'horreur qui nous font sortir de l'humain". C'est d'ailleurs contre cela qu'a lutté jusqu'à son dernier souffle le père Hamel, comme le raconte Mgr Lebrun. "Tombé à terre à la suite de premiers coups de couteau, tu essaies de repousser ton assaillant avec tes pieds et tu dis : va-t-en, Satan."'

 

 

 

Adel Kermiche, jeune radicalisé issu d'une famille sans problèmes

Par  — 26 juillet 2016 à 20:03 (mis à jour le 27 juillet 2016 à 19:42)

 

Des personnes se recueillent devant le domicile du prêtre Jacques Hamel, le 27 juillet 2016 à Saint-Etienne-du-Rouvray

Issu d'une famille sans problèmes, mais souffrant de troubles du comportement, Adel Kermiche, 19 ans, l'un des meurtriers du père Hamel, s'était radicalisé récemment après avoir coupé les ponts avec ses amis.

Né le 25 mars 1997 près de Rouen, Kermiche était issu d'une famille nombreuse d'origine algérienne, dont l'aînée est devenue chirurgienne, selon ses voisins et proches rencontrés aux alentours du pavillon familial à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).

La famille s'inquiétait de la pente suivie par le jeune garçon tout juste majeur et avait signalé sa radicalisation, selon un représentant musulman de la ville.

Car son parcours est heurté. Selon le quotidien Le Monde, Adel Kermiche a été suivi psychologiquement dès l'âge de six ans et a effectué durant son adolescence plusieurs séjours en hôpital, dont 15 jours dans une unité psychiatrique.

- 'Des problèmes psychologiques' -

«Cet enfant avait des problèmes psychologiques», a confié à l'AFP Annie Geslin, une proche venue apporter son soutien mercredi au pavillon de la famille Kermiche, mais qui a trouvé porte close.

Le jeune homme habitait avec ses parents une maison située à près de deux kilomètres de l'église où, avec un autre assaillant encore non identifié, il a pris en otages six personnes lors d'une messe, tué le prêtre qui officiait et blessé grièvement un paroissien. Il a ensuite été abattu avec son complice par la police.

«C'était un jeune fragile. Sa famille lui a apporté tout son amour pour éviter que son enfant ne dérape», a expliqué Annie Geslin. «Ils n'ont pas réussi à faire revenir leur fils à un comportement plus normal».

Adel Kermiche «n'était pas mère Teresa, mais pas un jeune délinquant non plus», a témoigné Francis da Silva, qui tient la supérette la plus proche du domicile de la famille, dans ce quartier pavillonnaire décrit par ses habitants comme un quartier «anonyme», «de melting-pot».

Ces dernières années, «Adel faisait la fête, il achetait de l'alcool», a assuré le commerçant. «Ici les jeunes sont paumés. J'aurais dû le reconvertir au Jack Daniel's», regrette-t-il.

D'autres témoins ont décrit la radicalisation rapide du jeune homme, qu'on ne voyait pas prier à la mosquée, selon un de ses responsables. «Il devait fréquenter la mosquée Google», a lancé Mohammed Karabila, président du Comité régional du culte musulman et de la mosquée de la ville.

«Il parlait d'islam, qu'il allait faire des trucs comme ça. Il m'a dit +je vais aller faire une église+ il y a deux mois. Je l'ai pas cru, il disait beaucoup de choses», a raconté un adolescent du quartier sur la radio RTL, estimant que Kermiche s'était fait «retourner le cerveau».

- Obsession syrienne -

S'il n'avait aucune condamnation à son actif, Kermiche était connu des services antiterroristes depuis 2015 et avait été mis en examen en mars et mai 2016 pour avoir tenté de se rendre en Syrie à deux reprises.

Après sa première tentative de départ, en mars 2015 - il avait alors été arrêté en Allemagne et remis à la France - le jeune homme «était revenu dans le quartier et s'est vanté», a déclaré à l'AFP un voisin, Mohamed. «Tout le monde le connaissait dans la ville, on savait qu'il voulait y retourner», a-t-il ajouté.

Il retentera un mois et demi plus tard, et sera arrêté en Turquie. Remis à la France, il est alors inculpé d'association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et placé en détention provisoire, avant d'être assigné à résidence avec un bracelet électronique. Sa sanglante et ultime équipée s'est produite pendant ses heures de sortie.

AFP
 

Prêtre égorgé : qui était Abdel Malik Petitjean ?

 

 

Jeune apparemment sans histoire, doux avec sa mère qui se disait encore mercredi persuadée de son innocence, Abdel Malik Petitjean, 19 ans, le second tueur de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, venait d'apparaître dans les radars des services antiterroristes.

Selon nos informations, Abdel-Malik Petitjean est venu s'installer à Aix-les-Bains avec sa mère et une de ses sœurs en 2012. Dès son aarrivée en Savoie, le jeune homme a multiplié les stages comme vendeur dans différents commerces de la cité thermale.

Il a obtenu son Bac pro (section commerce) au lycée Marlioz à Aix-les-Bains en juillet 2015. De décembre 2015 à avril 2016, Abdel Malik Petitjean a travaillé comme intérimaire à l'aéroport de Chambéry Savoie en qualité d'agent de piste/bagagiste. « Il n'a pas posé de problème et n'a jamais tenu de propos en lien avec le terrorisme » précise-t-on du côté de l'aéroport.

Il aimait, selon son CV, les films de science-fiction, les jeux vidéo, la musique et la boxe anglaise. Abdel Malik Petitjean est mort à près de 700 kilomètres de son domicile, près de Rouen, abattu par la police après l'attaque menée avec Adel Kermiche au cours de laquelle le prêtre Jacques Hamel a été égorgé, un assassinat inédit dans un lieu de culte en France revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Si Kermiche était radicalisé depuis de longs mois et avait fait de la détention pour avoir tenté d'aller en Syrie en 2015, Petitjean était inconnu de la justice. Cela a retardé son identification formelle, ses empreintes digitales et son ADN n'apparaissant dans aucun fichier, et les balles de la police ayant défiguré son visage.

Mais sa radicalisation avait été récemment signalée: une fiche "S" à son nom a été établie le 29 juin, moins d'un mois avant son attaque djihadiste, pour avoir lui aussi tenté de rejoindre la Syrie via la Turquie.

En outre Petitjean ressemblait fortement à la photo d'un homme suspecté de préparer un attentat en France, diffusée le 22 juillet à divers services de police à la suite d'un renseignement d'un service étranger.

À Franklin, un quartier HLM récemment rénové, l'incrédulité prédomine chez les habitants qui décrivent un jeune parfaitement normal.

Né à Saint-Dié-des-Vosges (Vosges) le 14 novembre 1996, Abdel Malik Petitjean a grandi avec ses deux sœurs dans une famille recomposée, d'abord dans l'est de la France avant de déménager à Montluçon (Allier) puis à Seynod (Haute-Savoie) et enfin à Aix-les-Bains.

Il fréquentait la mosquée à un jet du quartier Franklin, selon le président de l'association qui gère ce lieu de culte, qui l'a reconnu mercredi sur la vidéo diffusée par l'EI dans laquelle Petitjean et Kermiche, barbus, prêtent allégeance en arabe au groupe jihadiste.

Cette mosquée avait été visée par un incendie criminel après l'attaque contre Charlie Hebdo en janvier 2015. "Je l'appréciais beaucoup. On n'a jamais eu de problème avec lui à la mosquée. Pas de remarque étrange, toujours souriant... C'est incroyable! Tous les fidèles sont choqués car ils le connaissaient pour sa gentillesse, son calme. On n'a jamais eu un signe de radicalisation. Qu'est-ce qui s'est passé dans sa tête?", s'interroge Djamel Tazghat, le président de l'association.

"C'est difficile à croire. Il était contre Daech", le groupe EI, "il n'était pas radical du tout", glisse Hakim, 17 ans, qui se présente comme un ami de Petitjean.

Selon sa mère, Abdel Malik était parti lundi en covoiturage pour, lui avait-il dit, rejoindre un cousin à Nancy. Son dernier message à sa mère remonte à mardi matin, juste avant l'attaque à Saint-Étienne-du-Rouvray : "T'inquiète pas. Tout va bien, fais dodo. Je t'aime", lui a-t-il écrit par texto.

Mercredi après-midi, sa mère s'accrochait encore à ce fils qu'elle croyait connaître, avec un dernier message au téléphone: "Malik, c'est maman, je ne sais pas où t'es. J'ai une mauvaise nouvelle. Rappelle-moi, c'est la police qui est venue. Elle raconte des conneries. J'espère qu'il ne t'est rien arrivé mon fils. Je t'aime, tu me manques grave."

 

 

Nous, Français et musulmans, sommes prêts à assumer nos responsabilités »

Dans un appel, publié en exclusivité par le JDD, des personnalités musulmanes françaises critiquent l'organisation actuelle de l'islam de France. "Une Fondation pour l'islam de France avait été créée il y a plus de dix ans, il est temps de la réactiver maintenant", plaident-ils.


Le conseil français du culte musulman réuni autour de Bernard Cazeneuve. (Sipa press)

"Après l'assassinat de caricaturistes, après l'assassinat de jeunes écoutant de la musique, après l'assassinat d'un couple de policiers, après l'assassinat d'enfants, de femmes et d'hommes assistant à la célébration de la fête nationale, aujourd'hui l'assassinat d'un prêtre célébrant la messe… L'horreur, toujours plus d'horreur et la volonté très claire maintenant de dresser les ­Français les uns contre les autres. Pour ­détruire la concorde nationale qui tient encore.

Nous musulmans étions silencieux parce que nous avions appris qu'en France la religion est une affaire privée.

Nous devons parler maintenant parce que l'islam est devenue une affaire publique et que la situation actuelle est intolérable.

"L'organisation actuelle de l'islam de France qui n'a aucune prise sur les événements"

En tant que musulmans, de foi ou de culture, nous sommes concernés par l'impuissance de l'organisation actuelle de l'islam de France qui n'a aucune prise sur les événements.

Malgré les efforts de personnalités engagées, l'islam de France est – mal – géré par des représentants des pays dont sont issus beaucoup de musulmans français. Cette organisation avait probablement un sens quand les musulmans étaient des immigrés. Or, aujourd'hui, les musulmans de France sont à 75% français. Ils sont majoritairement jeunes, voire très jeunes. Nombre d'entre eux sont la proie d'idéologues de l'islam djihadiste mais aussi de l'islamisme politique. Les représentants traditionnels ne les comprennent plus car ils ne les connaissent pas tout simplement.

"Mener enfin la bataille culturelle contre l'islamisme radical"

Alors, il faut changer de générations, avec un projet d'organisation clair : donner des sources de financement pérennes et transparentes aux mosquées, former et salarier des imams, faire le travail historique, anthropologique et théologique qui permet et permettra encore plus demain d'être français et musulman dans une République laïque. Et mener enfin la bataille culturelle contre l'islamisme radical, auprès des jeunes et des moins jeunes, avec les moyens de production les plus modernes et les techniques de diffusion des idées et des informations les plus efficaces.

Il faut agir donc en tant que musulmans.

"Il faut agir et prendre nos responsabilités"

Mais aussi en tant que Français. Nous devons répondre à l'interpellation de la société française qui nous dit : "Mais, où êtes-vous? Que faites-vous?"
Certes, cette interpellation est paradoxale : on nous a appris à faire de la religion une affaire privée. Pourquoi dès lors prendre la parole en tant que musulmans? Parce que le risque de fracture entre les Français est chaque jour plus important.

Alors, avant qu'il ne soit trop tard, avant que la violence ne dresse les Français les uns contre les autres – ce qui est l'objectif de Daech –, il faut agir et prendre nos responsabilités. Et dépasser l'injonction paradoxale : "Faites disparaître vos différences ; condamnez parce que vous êtes différents."

À force de travail et d'abnégation personnelle mais aussi parce que la République a fait son travail, nous avons, comme nos autres concitoyens, pris notre place dans la société française. Et aujourd'hui, cette génération est prête à assumer ses responsabilités et notamment l'organisation de l'islam de France.

"Parce que la France en a besoin"

Une Fondation pour l'islam de France avait été créée il y a plus de dix ans. Elle n'a jamais fonctionné. Il est temps de la réactiver maintenant, de lui donner la capacité de collecter des ressources. Les Français de confession musulmane sont prêts à la relancer, à l'animer, à contribuer à son financement. Cette Fondation, au niveau national comme au niveau régional, peut être l'institution qui permettra l'organisation de l'islam de France. Au-delà, c'est à un travail quotidien d'explication, de mise en perspective, d'action sociale et culturelle que nous sommes prêts à nous atteler.

En tant que Français, en tant que musulmans. Parce que la France en a besoin."

Les signataires

Kaci Ait Yala, chef d'entreprise ; Najoua El Atfani, cadre entreprise BTP, administratice club XXIe siècle ; Rahmene Azzouzi, chef du service urologie, CHU d'Angers ; Linda Belaidi, dirigeante EASI (European Agency for Strategic Intelligence) ; Tayeb Belmihoub, auteur, comédien ; Sadek Beloucif, chef du service anesthésie réanimation, hôpital Avicenne, ex-membre du Comité national d'éthique ; Amine Benyamina, professeur de psychiatrie et d'addictologie ; Nadia Bey, journaliste ; Abdennour Bidar, philosophe, inspecteur général de l'éducation nationale ; Antar Boudiaf ; Hamou Bouakkaz, conseiller d'arrondissement, ancien adjoint au maire de Paris ; Marc Chebsun, auteur, éditorialiste ; Abdelnor Chehlaoui, banquier d'affaires ; Fatiha Gas, directrice d'un établissement d'enseignement supérieur ; Mohamed Ghannem, chef du service cardiologie, Fondation Léopold-Bellan ; M'jid El Guerrab, ancien conseiller du président du Sénat ; Kamel Haddar, entrepreneur (éducation et média) ; Abderrahim Hafidi, universitaire, islamologue ; Sofiène Haj Taieb, DG Finances, fonds d'investissement ; Khalid Hamdani, chef d'entreprise, membre du Cese ; Majid Si Hocine, médecin ; Mehdi Houas, président Talan (conseil informatique), ancien ministre ; Elyès Jouini, professeur d'université, vice-président d'université, ancien ministre ; Hakim El Karoui, ancien conseiller du Premier ministre, chef d'entreprise ; Bariza Khiari, sénatrice de Paris ; Saadallah Khiari, cinéaste, auteur ; Shiraz Latiri, cadre, société d'assurance ; Kamel Maouche, avocat au barreau de Paris ; Kaouthar Mehrez, ingénieur ; Malika Menner, directeur des Relations externes d'un grand groupe télécom ; Louisa Mezreb, PDG Facem management ; Naima M'Faddel, adjointe au maire de Dreux, chargée de l'action sociale ; Pap'Amadou Ngom, PDG Des systèmes et des hommes ; Bouchra Rejani, directrice générale d'une société de production audiovisuelle ; Mahamadou Lamine Sagna, sociologue, chercheur à Paris-VII ; Nadir Saïfi, juriste ; Yasmine Seghirate, responsable de la communication pour une organisation internationale ; Mohsen Souissi, ingénieur ; François-Aïssa Touazi, fondateur CAPmena, ancien conseiller du ministère des Affaires étrangères ; Farid Yaker, président forum France Algérie ; Faiez Zannad, professeur de thérapeutique-­cardiologie, CHU Nancy, université de Lorraine.

Précision de Bariza Kiari

Un début de polémique semble poindre au sujet de la tribune parue ce dimanche dans le JDD.

Nous, Français et musulmans tenons à dire avec la plus grande clarté que nous ne faisons aucune différence entre les victimes du terrorisme aveugle qui frappe notre nation depuis de nombreux mois.

Élèves juifs de Toulouse ou clients de l'Hyper Casher assassinés parce qu'ils étaient juifs, prêtre catholique martyrisé en son église, soldat ou policier musulman abattu en service... La liste des victimes est terriblement longue et si diverse, à l'image de notre nation dans toutes ses composantes, qu'il nous faut affronter l'adversité ensemble.

C'est bien tous ensemble - juifs, chrétiens, musulmans, agnostiques ou non croyants, que nous aurons à mener ce combat. Il nous faudra toutes nos forces. Ne les abîmons pas dans de faux procès et restons des citoyens solidaires.

En fraternité.

Ce post a été rédigé et validé par tous les signataires de la tribune pour répondre à des interrogations légitimes.

Précision du Conseil français du culte musulman

... des personnes s'identifiant comme « français et musulmans » ont publié une Tribune dans le Journal du Dimanche le 31 juillet dernier intitulée « Nous, Français et musulmans sommes prêts à assumer nos responsabilités ».

Pour accompagner cette publication, une photographie a été diffusée dans laquelle apparaissent aux côtés du Ministre de l'Intérieur, M. Bernard CAZENEUVE, des Membres de la Direction du CFCM à la Mosquée de Paris.

Ceci a créé une ambiguïté impliquant le CFCM dans cette publication, d'autant qu'elle a été l'objet d'une polémique importante du fait de l'oubli intolérable des Attentats terroristes ayant visé la communauté juive de France.

C'est pourquoi le CFCM, qui n'a de cesse de condamner tout acte terroriste perpétré au nom de l'Islam, s'étonne aujourd'hui de se voir associé à cette initiative dont il n'a jamais eu connaissance.

Afin de lever toute ambiguïté, le CFCM entend rappeler à l'ensemble de la communauté juive de France qu'il a toujours été à ses côtés de manière active et l'a toujours soutenue lorsqu'elle a été attaquée. Le CFCM a toujours été porteur d'un message de paix et de fraternité entre les différentes composantes de la communauté nationale, sans distinction aucune.

Fait à Paris, le Lundi 1er Août 2016, Le Bureau du CFCM