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Nouveau voyage en Israël


Jeudi, 01-Déc-2016
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trefle
    
  Un mois en famille à Beith Shemesh, avec deux escapades à Jérusalem et Tel Aviv, cela donne le temps de voir de belles  images, de se poser des questions, et cela donne envie de partager ces émotions.
    

Je vais souvent en Israël, c'est normal, des gens que j'aime m'y attendent, aussi ces voyages intermittents me permettent de voir des évolutions, et chaque fois d'y découvrir autre chose, et c'est toujours un plaisir pour moi de vous les faire partager.

Beth Shemesh grandit très vite

La vielles ville de Beith Shemesh (maison du soleil) n'est pas très ancienne, elle semble dater des années 50-60 en contre bas, il y a la gare de chemin de Fer Tel Aviv Jérusalem qui passe par Lod, et près de la gare un centre commercial. Puis on a construit Ramat Beith Shemesh (Hauteurs de Beith Shemesh) à cinq kilomètres, une ville moderne avec son centre commercial, ensuite entre les deux, on a bâti Ramath Beith Shemesh beth (b), c'est là que se concentrent les 'Harédims, craignant Dieu, et surtout la vie profane. Depuis cette année, encore plus loin du centre on continue à bâtir Ramath Beith Shemesh Guimel (g troisième lettre de l'alphabet... comme en grec, alpha, beta, gamma). Mon âme écolo, aimant la campagne se désole de voir saigner les montagnes, trouées par de nouvelles routes, par des constructions à flan de côteaux, la campagne souffre d'une urbanisation désordonnée et démentielle. Le maire rêve d'une ville de 250000 habitants... voir 500 000  ! et pour cela, il attire les populations religieuses.

On m'a dit que les craignant Dieu, les 'Haredim, souhaitent vivre ensemble, dans des quartiers où on respecte le shabbat, ils ont toujours beaucoup d'enfants et un grand besoin de logements. Mais personne ne voudrait d'eux, tous les maires leur refusent des terrains sauf celui de Beith Shemesh, et c'est pour cela qu'on y construit tant, et que la population reste malgré tout assez homogène.

Toutefois la vie en ville reste calme, et les enfants jouent en toute liberté, les petits israéliens le plus souvent vivent leur vie, et le monde des adultes ne les intéresse pas, ils sont très indépendants, ne disent que rarement bonjour ou au revoir, et semblent vivre dans un monde parallèle à celui des adultes.


Ramat Beith Shemesh et ses américains

Ma famille habite à Ramath Beith Shemesh Aleph, c'est toujours une ville très religieuse, où le shabbat est publiquement respecté, où la plupart des hommes portent la barbe, et les femmes mariées se couvrent la tête.

Les équipements s'améliorent, par exemple, on est en train de construire une grande maison de retraite, "la maison des anciens" je suis passé devant le chantier et voici le panneau publicitaire qui l'entoure :

La vie sera idyllique dans ce jardin d'Eden, tout est vert, mais nous sommes en Israël, et les belles prairies comme cela sont rarissimes et surtout éphémères, elle n'existent qu'au printemps deux ou trois mois maximum, sur l'image les grands parents sont en bonne santé et ne portent pas de barbe.. ils ne sont pas de Beith Shemesh  ! !  ils sont entourés de leurs petits enfants, ils viendront peut être les voir, mais où sont leurs parents ?  ? s'ils sont obligé de vivre dans une maison pour personnes âgées, auront-ils la force de porter leurs petits ? de pousser une brouette ?  sur quel terrain ?  ?    plus inquiétant, où sont les mamies ?  ?   pour ne pas déplaire à certaines personnes, on les a retiré de l'affiche, au cas où à 90 ans, les israéliennes provoqueraient les jeunes papis à la débauche.
Qui vous a dit que les israéliennes n'étaient pas séduisantes ?  A 90 ans, les femmes sont toujours et partout bien plus nombreuses que les hommes, mais certains ne veulent pas les voir.

Ramath Beith Shemesh Guimel a drainé une population jeune et moins fortunée qui y a trouvé des logements neufs moins chers qu'à Ramath Aleph.

Il semblerait qu'une partie non négligeable des francophones s'y soient installés, car j'entend de moins en moins parler français, alors que la présence anglophone est de plus en plus sensible.

En effet, il existe des écoles où l'enseignement est en anglais, et plusieurs synagogues où la prêche est en anglais.
Ces immigrés d'origine américaine pour la plupart sont souvent fortunés, possèdent de belles maison, parfois avec piscine intérieure, ils introduisent dans la ville des animaux domestiques, en particulier des chiens, et ajoutent parfois de la fantaisie.

Par exemple, un jour pas comme les autres, une classe d'adolescents a installé en haut du Parc Ayalone, un grand tapis de plastique, descendant jusqu'à une piscine improvisée, puis le tapis a été arrosé comme un fonctionnaire, assez d'eau pour qu'il devienne glissant, et à l'aide de pneus de voitures, les ados se sont laissé glisser... ce nouveau sport s'appelle la luge américano-israélienne.

J'ai assisté à des prière dans des synagogues américaines, pleines à craquer, et en général les chants sont souvent très beaux, les hommes moins souvent habillés de noir, mais les femmes sont toujours cachées.

Par contre j'ai été déçu par la prière yéménite de la synagogue d'à côté, il n'y avait que peu de monde, et les chants n'étaient pas au rendez vous.

Comme vous pouvez le voir sur la photo le parc était à peu près propre, dégagé des sacs, gobelets en plastiques et paquets de bonbons ou autres qui polluent trop souvent les espaces israéliens. A l'école on apprend aux enfants qu'il est un devoir (une mitzva) de rendre beau Israël.
      Malgré des progrès certains, le résultat n'est pas encore tout à fait là, surtout en dehors des voies officielles, car le service public de nettoyage n'est pas toujours à la hauteur.

L'évolution du commerce

Il existe un centre commercial à Ramath Beith Shemesh Aleph, avec deux super marché, "Yesh" et "Zol B'shefa זול  בשפע " traduction, «Il y a»  et "Bon marché dans l'abondance."

On remarquera que le garçon a une tenue légère, et que la fille à côté est toute couverte. Les caddies sont énormes et généralement très bien remplis, normal avec des familles ayant généralement plus de cinq enfants  !

 

 
     On trouve des petits magasins dans les parkings sous les supermarché, le loyer ne dois pas être cher, et il y fait frais et.. pollué  ! 
Cette forme de commerce est menacée par de nouveaux projets et la multiplication des centres commerciaux modernes
  
 

Ces photos ont été prises au centre commercial "Azrieli" à Tel Aviv, mais on a le même à Beith Shemesh, en plus petit quand même...  si on vous assommait et si vous réveilliez dans ce centre, vous ne sauriez plus si vous êtes à Créteil, à Dijon, à Brooklyn ou à Alger...  Il n'y a que les magasins des marques et presque toutes les enseignes sont en caractère latin, mais ne vous y trompez pas, les vendeuses vous accosteront en hébreu, avec le sourire internationale.

Une visite à Jérusalem

 

Nous avons rendu une visite à Jérusalem, et nous avons vu que le narguilé, ou chicha était à la mode chez les arabes comme chez les juifs... chaque communauté vit à part, hommes et femmes séparés.

Selon la tradition, nous nous sommes reccueilli devant "le mur", dernier vestige du temple d'Hérode... la partie réservée aux hommes est couverte en partie, on a l'impression d'entrer dans une immense grotte, c'est l'entrée d'un grand tunnel qui est fermé au public.

Et dans ce hall, il y a des prières permanentes, on y trouve des armoires où sont rangées les livres de la torah, comme dans toutes les synagogues du monde. L'armoire double était décorée par un rideau en tissus blanc, illustré par une broderie fine représentant le temple de Jérusalem tel que les historiens l'ont reconstitué. Ce motif est très à la mode en ce moment, et dans le contexte politique actuel, cela m'inquiète.

Puis nous nous sommes promenés dans l'ancien quartier juif, où on voit le Cardo, l'ancienne rue principale de la ville à l'époque romaine, on a redressé des colonnes, et on peut voir des restes de marbre qui furent magnifiques et qui sont encore plus vieux que Jeanne Calmant.

     

  Le marché Ben Yéhouda évolue lentement, on y trouve toujours des fruits et des légumes à des prix imbattables, et un choix rarement trouvé ailleurs mais....

comme en France le commerce non alimentaire prend de l'ampleur, et surtout, des restaurants s'y installent, l'endroit devient un lieu de loisir gastronomique...

     Ci contre dans le marché, un artisan fabrique devant nous de la Tehina, de la pâte de sésame, et cela intéresse beaucoup les touristes asiatiques qui sont relativement nombreux dans la ville.
  

 Les gâteaux sont vendus au kilo...  c'est un curieux mélange d'influence turque, grecque, viennoise et marocaine...  en un mot, c'est à goûter.

Les boulangeries françaises se développent dans le marché, on en compte quatre ou cinq.

Lorsque la nuit arrive, les magasins ferment, des restaurants restent ouverts, sur les volets, métalliques on a peint des personnages célèbres... qui veut m'aider à la reconnaître ?  evoyez moi un mail à cette adresse : michel.levy@orange.fr


        
           Ici, j'ai reconnu Et (iti) !  Pour voir les autres peintures, cliquez là

Un saut à Tel Aviv


La capitale économique du pays se croit en Amérique et multiplie les immeubles à grande hauteur, les un se reflètent parfois dans les autres. Au pied de grandes tour, il y a le marché Sarona et son jardin, et au milieu du jardin un bassin où un mannequin se fait photographier pour une revue de mode.

Dans le parc, des maisonnettes servent de boutique d'art, ou de café-restaurant.

     Le Marché Sarona, est plutôt modeste, on y trouve des boutiques alimentaires de luxe, par exemple Fauchon y tient boutique, on voit des stands de dégustation, et des restaurants. Lorsque j'y suis entré, j'y ai remarqué quelque chose de familier, non, ce n'était pas l'enseigne Fauchon, ni les macarons, ni toutes les spécialités européennes de qualité...  mais l'odeur... j'ai cru entrer à la Foire Gastronomique de Dijon avec son parfum que je croyais pourtant inimitable.

Tel Aviv, c'est aussi son bord de mer, on a aménagé l'ancien port, on y trouve
des planches, comme à Deauville, des restaurants, et une vue bucolique sur le coucher
du soleil.

Avant de quitter le pays

Peu après notre départ, le pays à vécu un drame, la sécheresse, des vents violents,
et des imprudences ont provoqué des incendies très violents dans le Nord du Pays, et
vu les dégâts causé, ont incité des arabes à aggraver les dommages en allumant des feux
un peu partout dans le pays. Les coupables étaient soit des palestiniens, soit des arabes
«israéliens».

Mais croyez vous que cela décourage la jeune génération ?  regardez la et vous aurez la réponse   !

Michel Lévy