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Un jour, le Brionnais...


Jeudi, 17-Mai-2018
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  Avant l'effort le réconfort, ne vous invite à visiter une région superbe et méconnue, qui nous a fait voyager dans le temps, à la rencontre de paysages et de monuments qui peuvent raconter des histoires extraordinaires à ceux qui savent les écouter.
 

Je vous invite à partager notre week end découverte dans une région méconnue et splendide de la Bourgogne du Sud.

   Quittant Dijon, vers Beaune, mon épouse, le soleil, et moi même, nous avons rencontré les vignerons.

En cette fin avril, ils étaient tous au turbin, il fallait resserer les fils de fer, tailler, arroser de multiples poisons et fertilisans afin que le Bourgogne puisse régaler les palais japonais et australiens.

Les enjambeurs, qui permettent grâce à la hauteur de cultiver entre les rangées de vigne, nous ont beaucoup impressionné, et les routes en étaient encombrées.

       Qui n'aurait pas peur de cet extra-terrestre ?  il semble issu du mariage contre nature entre un tracteur et une pieuvre.

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La premièe halte nous a permis de découvrir un château à Meursault, au sud de Beaune. Il s'agit de l'hôtel-spa "La coeuillette".

Situé dans un château, on y trouve un restaurant gastronomique, et tout le luxe d'un relai château.  Une exposition de peinture égayait les couloirs

Dommage que la route nous appellait si fort, nous y serions bien resté quelques jours.

Ce n'est pas le château de Meursault, bâti sur des trésors de grands vins à déguster, et possibilité de faire la fête pour un mariage, ou de se faire engueuler par son patron lors d'un séminaire. .

 

 

Puis nous avons roulé vers le Sud, Buxy, Rully... en rencontrant parfois des êtres bizarres.

Nous avons traversé de nombreux bourgs, ici Saint Gengoux le National, toujours dans le pays des tuiles plates de Bourgogne.

Notre route nous a conduit au magnifique château de Cormatin, entièrement entouré de ses douves, la visite en vaut la peine.
Dès le XII ième siècle, la famille du Blé devint seigneur de Cormatin, reconnaissez qu'il fallait en avoir pour entretenir ce château, surtout qu'il a été bâti sous sa forme actuelle au XVII ième siècle.

La Richesse des plafonds vous donne une idée de la splendeur de l'intérieur du château

 

     La visite est guidée, mais voyez la tête des visiteurs, les uns passionnés, les autres amusés. La conclusion s'impose, le guide est sympa et beau garçon, alors ne ratez pas la visite  !

La route nous a mené ensuite à Cluny, c'est l'ancienne capitale des abbés  dont la puissance fut redoutable.
A son apogée, il y avait plus de dix mille moines répartis en 1200 établissements.
Malheureusement, l'abbaye a été vendu à un marchand de pierre, qui en a démoli l'essentiel, chaque pierre taillée valait une petite fortune.
Toutefois, les pauvres restes sont encore imposants.

Dans les restes de l'Abbaye il y a une école d'ingénieurs des Arts et Métiers, l'enseignement y est de qualité, mais les élèves s'y ennuient souvent, une ville de cinq mille habitants, ce n'est pas beaucoup pour des étudiants qui ont envie de croquer la vie à pleine dents !

 

Nous avons visité une exposition de peinture et de sculptures dans la ville, j'ai admiré les peintures de Claude Bourianes, je vous présente le tableau d'un bateau au port qui m'a fait rêver...                            ,

Et nous sommes arrivés à Montmelard, un tout petit village tout en haut des monts du Maconnais.

Dans ce village, il y a un hôtel, "logis de France", le Saint Cyr, et c'est là que mon épouse et moi même avons passé la nuit, de la salle à manger, et des chambres nous avons bénéficié d'un paysage magnifique.

L'hôtel a ce nom en raison du Mont Saint Cyr, qui est la plus haute montagne du Maconnais, il culmine a près de 900 mètres, et du haut, par temps clair on bénéficie d'une vue extraordinaire, on voit la vallée de la Saône, le Jura, les Alpes, les monts d'Auvergne, la chaîne des Puys... une véritable leçon de géographie. Pour cela tout en haut, il y a deux tables d'orientation, une pointant vers l'Est, et l'autre vers l'Ouest.

En descendant de la montagne, on trouve dans la nature, des êtres étranges, dont le grand père d'un belge très connu.


et vue d'ensemble de ce jardin superbe..

En bas de Montmelard, il y a Gibles, avec son église romane, on y voit un scène familière, les méchants vont chez le dentiste, et les gentils attendent  patiemment leur tour

     Un peu plus bas, on tombe sur La Clayette, qui possède un château magnifique, qu'on ne

peut pas encore visiter, car il est en travaux, mais la vue extérieure vaut largement le détour.

Notre route nous a conduit ensuite à Chateauneuf, un vieux village dans un cadre bucolique, avec un vieux château éclypsé par l'église.

A la sortie du village, jai été impressionné par le vieux cimetière, et le monument aux morts.

Voici les vestiges de la peine des anciens, dont aujourd'hui le souvenir est oublié, les beaux monuments ou les pierres anciennes, sauront-elles conserver leur charge émotionnelle encore dix ans ? cent ans ? voir plus encore  ?    Dans le cimetière, on voit la trace des plus riches, mais les gens modestes sont déjà sous l'herbe, on devine parfois leur trace.

 

 
Notre voyage traversait le Brionnais, le Charolais, et dans des paysages de bocage, de magnifiques bovins nos ont admirés. Il faut reconnaître que l'estime était réciproque, nous avons toutefois eu un peu le coeur serré en pensant à leur triste destin.
 

Une petite halte à Saint Julien de Jonzy nous a permis d'admirer un tympan, saccagé sous la révolution, comme il se doit, mais on laissé intacte la tête de Judas ! 

 

Semur en Brionnais est la capitale historique du Brionnais, elle possède un château fort, c'est de ce château qu'Hugues de Semur a décidé de crée l'abbaye de Cluny au XI ième siècle. Mais les vieilles pierres  sont nues, et l'architecture guerrière n'est pas notre tasse de thé, alors nous avons préféré visiter l'imposante collégiale Saint Hilaire, beaucoup plus impressionnante et en plein coeur du village au côté du château.

Le tympan de l'église n'a pas été abîmé, le linteau représente la légende de Saint Hillaire. Satan qui est invité, question de mettre de l'ambiance, fait des diableries,

 

      

Nous sommes arrivés à Marcigny, juste à l'heure du repas, dignement annoncée par de gracieux volatiles qui tenaient à nous dire que les boeufs charolais n'avaient pas le monopole

      La vieille ville est en torchi, et en pierre jaune, un peu comme dans le Mâconnais, des roches friables, la ville est à côté de la Loire, d'où aussi les matériaux utilisés. Sa richesse actuelle n'est pas à la hauteur de son passé plus prestigieux, et comme dans beaucoup de petites villes, on recherche un mécène pour redonner vie au commerce, et pour retapper les vieilles maisons à colombage.

Un petit tour vers l'église, et nous nous sommes rendu compte que nous n'étions pas les seuls à avoir choisi cette charmante ville faire une pose repas

Je ne sais pas pourquoi, mais cette belle dame, entourée de deux villains barbus m'a ému.


 

 

Le chef d'oeuvre du Brionnais est la priorale d'Anzy le Duc, dont les origines remontent au IX ième siècle. L'église actuelle date du XI ième siècle. Le monument se trouve dans un paysage valonné, près d'un étang.

Les colonnes de l'église sont très souvent décorées. Ici on voit la création d'Éve, avec une lecture très juive de l'écriture. L'homme est crée androgyne, et Dieu retire la femme du côté de l'homme.

On voit bien Éve sortir, et les ennuis de l'homme ne font que commencer.
Plus bas, le même chapiteau, et une autre histoire que je ne connais pas, exprès pour me faire rêver.



Les chapiteaux sont  partout ornés, à l'intérieur ils sont parfois peints, et plus on regarde, plus on voit de détails, ici les hommes supportent l'édifice.


Les décors sont parfois amusants, et de nombreux érudits se sont penchés sur eux pour  connaître leurs mystères, c'est vrai que les auteurs ne sont plus là pour nous en parler, et c'est bien dommage.


Déjà à l'époque israéliens et palestiniens ne s'entendaient pas, et le monde entier leur tirait la langue. On a retrouvé les couleurs d'origine dans le coeur de l'église, et on a repeint la pierre

 

    

Je ne peux pas hélas vous montrer toutes les photos que nos avons pris à Anzy le Duc, cela vous donnera peut-être envie d'y aller vous même... 
 et notre route nous a mené à Montceau l'Étoile,  ou une église romane, plus petite nous a également séduits par son charme, la pierre évoque bien la couleur du vin, rouge ou blanc... pour ne pas oublier que nous ne sommes entre le Beaujolais et la Loire.

L'intérieur est modeste, mais la lumière donnée par les pierres qui entourent les fenêtre ests remarquable, et on remarque des fresques murales en cours de restauration. Les parties non traitées sont recouvertes de plâtre afin de les protéger.

 
 

Au fin fond du Brionnais, il y a Paray le Monial, c'est une petite Lourdes, ville de pélerinage aux nombreuses institutions catholiques. Au centre domine la basilique, érigée en une seule fois entre 1092 et 1109 sous la direction d'Hugues, abbée de Cluny. Elle est immense, et accueille des pélerins par légions depuis 1875.

 

 
 

Vous me croirez si vous le voulez, mais nous étions fatigué, et à Paray nous avons renoncé à visiter quoi que ce soit, sauf un salon de thé, ou un café avenant... hélas, nous n'en avons pas trouvé à proximité, alors nous avons repris la route.

 

Puis ce fut le retour vers Dijon, nous rêvions de voir un nouveau château, et ils étaient tous fermés, soit par ce qu'ils ouvraient le premier mai, soit par ce qu'ils étaient en travaux, soit par ce qu'ils étaient des propriétés privées fermées à toutes visites touristiques.

Dans cette dernière catégorie, nous avons vu Corcheval, et nous avons même vu les chatelains qui avaient visiblement délaissé leur chevaux pour faire leur jogging, et comme d'habitude, c'était monsieur qui était devant.

Nous avons galéré pour trouver où manger un dimanche à midi, et après une route sans histoire qui nous a fait traverser Montceau les Mines, nous avons rejoint le casino de Santenay, ou la folie des machines à sous nous a fait fuir.

Enfin de retour dans nos pénates, nous avons constaté que les premières fraises étaient mures.

Au revoir Brionnais....

Michel Lévy