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Une Bat Mitsva à Beth Shemesh

mardi, 16-Mar-2010

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Comment célébrer une bat mitzva sans mettre les pieds à la synagogue ? c'est l'exploit qu'à réussi ma petite fille, ce fut l'occasion de profiter du printemps, de la famille, des amis, et de faire un grand voyage dans un petit pays. E
 
Cela fait douze ans que notre grande fille illumine la famille avec ses cheveux d'or, nous avions bien par de nombreux petits signes, que la petite fille et la demoiselle se disputaient en elle, c'était comme au début du printemps, on ne savait pas toujours à qui nous avions affaire, de giboulées en rayons de soleil, nous avons vu apparaître une demoiselle.

Plus de doute, nous avons bien une ado à la maison, avec tout le charme et l'amour qui est en elle. C'est à l'âge de douze ans que la tradition juive a fixé la Bat Mitzva, preuve s'il en était que les jeunes d'aujourd'hui ressemblent quand même beaucoup à ceux d'autre fois.

A 13 ans pour les garçons, à 12 ans pour les filles, à l'âge de la puberté, la tradition juive considère que les jeunes gens acquièrent une maturité suffisante pour discerner le bien du mal. C'est pour cela qu'on les appelle en Araméen Bar (fils) ou Bat (fille) Mitsva (commandement). A partir de cette date, les parents sont dégagés, de la responsabilité des mauvaises actions, forcément nombreuses, imputables à leurs enfants. Le talmud reconnaît que la maturité physique et psychologique est plus précoce chez les filles que chez les garçons.

La Bat Mitzva est une coutume récente

La bat mitzva est une coutume récente, il n'existait qu'une cérémonie pour les garçons, notre tradition considérait la femme comme subordonnée à son mari, la cérémonie du mariage énonce toujours que la femme est consacrée à l'homme, l'homme donne la bague à son épouse mais lui-même n'en porte pas, il s'engage à prendre soin de son épouse, mais cette dernière ne s'engage à rien du tout.

Face à l'évolution des moeurs, et aux revendications féminines, les autorités relieuses ont cherché des solutions. Le consistoire de France, dans les années cinquante faisaient une cérémonie collective. Je me rappelle de la bat mitzva de ma soeur Françoise, en 1952, à la grande synagogue de la Victoire à Paris.
Les jeunes filles, habillées de blanc, comme des communiantes, défilaient montaient ensemble sur l'autel, où elles avaient dr oit à un beau discours, puis, elles défilaient en procession à l'intérieur de la synagogue.

pour la Bar Mitzva, le jeune garçon participe pleinement à la prière et chante un passage de la thora dans les parchemins.
Dans le judaïsme libéral, majoritaire aux États Unis, il n'y a plus de différence entre fille et garçons, les filles reçoivent la même instruction, et sont soumises aux mêmes examens et cérémonie. Elles lisent leur "paracha" dans la Thora.

 
















A Strasbourg,
la formation à la
bat Mitsva
a été
organisée dans les
années 50-60 en
partie grâce à la
cousine de mon papa.

 

Courriers

Humour

Dans les milieux juifs dits «orthodoxes» une femme ne célèbre pas les offices ni ne monte à la Tora. Chacun son rôle ! Les filles à l'âge de la Bat Mitsva sont considérées comme de "petites femmes", elles sont tenues d'observer la halakha tout comme les adultes.  Du coup, elles ne se mettent pas en valeur par une célébration publique à la Shoule ni ne prennent le rôle des hommes. En revanche, elles ont droit, elles aussi, à une belle fête marquant leur passage à l'âge adulte, tout en conservant leur modestie féminine.

Toute la classe est invitée !

Alors, pour la bat Mitsva, la famille a fait preuve d'imagination. Notre petite fille a eu droit à plein de fêtes. D'abord, elle a invité à la maison toute sa classe, tout le monde n'a pas pu venir, mais celles qui étaient là se sont bien amusées. Elles n'avaient pas eu le temps d'abandonner leur uniforme bleu, et maîtresse tête, une quinzaine d'élèves ont envahi l'appartement. Aurlie avait prévu de leur faire fabriquer des bougies. Aurlie, non de la jeune bat mitzva veut dire "Lumière à moi". Il fallait donc trouver un souvenir lumineux pour agrémenter l'après midi.

Après les bougies, ce fut une série de jeux, menés de main de maître par la jeune bat mitzva, elle a bien dans ses gènes les talents d'animateur EI de ses parents et grands parents !

Enfin, l'après midi s'est terminée par une crêpe partie. Inutile d'en réclamer de nouvelles , elles ont toutes été mangées. Malheureusement, le Nutella ramené de France était épuisé, il a fallu se rabattre sur le chocolat israélien, qui n'a pas la même qualité, vous en conviendrez je pense.

 

 

Voyage à Soussia

La communauté francophone de Beith Shémesh avait organisée un voyage à Hébron, et dans le Sud de la Judée. Toute la famille en a profité en l'honneur de la Bat Mitsva, et nous avons bénéficié d'un autobus blindé pour le voyage. On pouvait quand même voir le paysage à travers les vitres qui étaient un peu opaques, comme les explications de notre guide d'ailleur. Israël est tout petit, en deux tours de roues nous étions dans les territoires, nous avons traversé le Goush Etsion où le guide nous a raconté le sacrifice héroïque de maigres renforts, envoyés au secours des kiboutzims assiégés, et qui se sont tous fait tuer au combat en tentant de rallier les villages juifs attaqués en 1948 par des villageois arabes et (ou) la légion arabe.

Nous avons traversé une région verdoyante, avec des villages arabes, où de splendides maisons côtoyaient des baraques mal entretenues, puis un pays plus sec, plus pauvre et nous avons atteint Soussia.

 

A Soussia, il reste les ruines d'une cité habitée entre le III ième et le VIII ième siècle, pendant la période Byzantine, il y avait là bas une ville et une grande synagogue monumentale, on y a retrouvé de belles mosaïques, on peut lire ici un texte commémorant l'inauguration du temple, et appelant à la paix sur Israël - Amen

Pour entrer dans les maisons, il fallait se faire tout petit, car elles étaient semi-troglodytiques, la porte était une grande rouelle de pierre. Quand on vous demandait de prendre la porte, il fallait demander l'aide d'Obélix.

Mais Soussia, c'est aussi une implantation, si vous êtes d'un côté de la muraille idéologique, ou une colonie si vous êtes de l'autre côté.

Nous sommes allé visiter une exploitation familiale, où on vendait un excellent fromage de chèvre, le temps était magnifique, le petit bout de femme qui tenait l'exploitation sentait l'ernergie, elle nous a raconté son histoire, comment elle est venu là, avec son mari, elle a eu de très nombreux enfants, des bergers bédoins sont venus ici lui contester ses terres, les relations se sont envenimées, et un jour son mari a été assassiné. Depuis, c'est elle dirige l'exploitation, et on a chassé les bédoins.

Comme c'était le nouvel an des arbres, les joyeux touristes ont planté un arbre à Soussia, ça tombait bien, la fermière avait besoin que l'on mette en terre de nouveaux pieds de vigne.

Puis, le car nous a conduit dans la manufacture Kedem, là bas, des gens ramassent des herbes sauvages pour la plupart qui profitent d'un climat exceptionnel : la salinité de la mer morte, et le désert. Les plantes sont traitées pour devenir des médicaments naturels très efficaces en tisanes, en pommades, en lotion contre les maladies de peau, pour la digestion, les hémorroïdes, les impôts directs, le psoriasis etc.. On a essayé une pommade qui est excellente contre les rhumatismes. Le biologiste soutient une théorie originale sur l'importance du groupe sanguin dans le diagnostique prédictif des maladies à l'aide du groupe sanguin. Chacun devrait suivre un régime particulier en fonction de son groupe.

Et à Hevron

Enfin, l'excursion s'est terminée par un pèlerinage à 'Hébron

A 'Hébron la jeune bat mitzva a pu faire une prière, et je suis sûr qu'elle sera exhaussée.
Si vous voulez en savoir plus sur 'Hébron, c'est simple, il suffit de cliquer sur ce lien



 

 

 

Soirée au restaurant

La famille avait réservé une salle de restaurant, au coeur de Jérusalem, pour une soirée où se sont retrouvés les proches, amis et parents. Nous avons eu droit à un magnifique diaporama, où on a vu défiler sur un fonds musical dynamique toutes les photos du bébé devenu un si jolie jeune fille.

Pour l'animation, tout le monde s'est mis au travail, le papa a fait un beau et long discours, la maman nous a ému par de belles paroles d'amour, la petite soeur nous a charmé avec sa flûte, le petit frère a battu le record du monde de vitesse du discours philosophique. La jeune bat Mitzva a été tellement émue par sa «dracha», (son discours) que rien qu'à l'intonation de sa voix, nous en avions tous perçu la profondeur métaphysique.

 

 

Shabbat à 'Hafetz Haïm

 

Les israéliens, comme les français ont généralement deux jours de congés par semaine, le vendredi et le samedi, les juifs religieux s'interdisent toute activité profane le Shabbat, du vendredi en fin de journée jusqu'au samedi à la tombée de la nuit. Comme le vendredi il faut aussi préparer le Shabbat, il reste peu de temps disponible pour les activités ludiques que nous pouvons pratiquer en France tous les week end. Aussi, exceptionnellement, pour la Bat Mitzva, toute la famille, avec les grands parents et les cousins est partie pour un week end dans un kibboutz hôtel près d'Ashdod, dans la plaine côtière.

C'était tellement exceptionnel qu'il a plu des cordes ce jour là, la clientèle, comme le site internet du kibboutz étaient entièrement hébraïsants, les pensionnaires se distinguaient par de beaux messieurs, avec de magnifiques "streimel", ces superbes chapeaux en fourrure, que l'on recouvre avec une bâche en plastique quand il pleut. Nous avions un petit pavillon avec Jacuzzi ce que les petits n'avaient jamais vu, et nous mangions dans l'ancienne salle à manger du Kibboutz, j'en ai déduit qu'aujourd'hui, les villageois mangent chez eux.

Le personnel du restaurant, très masculin et très bronzé comprenait peut-être quelques arabes qui avaient mis une "kippa" sur la tête pour faire couleur local, après le repas j'ai pu discuter avec l'un deux particulièrement sympathique, il m'a demandé d'où je venais, et aussitôt il m'a posé la question qui tue : "Et à Dijon, avez vous une bonne équipe de foot ? " ... Chaque table après le repas entonnait la prière traditionnelle, et j'ai remarqué une grande famille, comme la nôtre qui chantait particulièrement bien, la grand mère avait réuni ses enfants et petits enfants pour ses quatre vingt ans. Elle était d'origine anglaise, et quand je lui ai dit qu'à Dijon il y avait encore l'ambassade d'Angleterre de l'époque de la guerre de cent ans, elle m'a répondu sans frémir : "Je crois que nous avions gagné cette guerre ! !"

Le samedi, nous avons eu droit à un soleil radieux, et à la rencontre la plus affectueuse et la plus surprenante du monde : une jeune demoiselle dromadaire, qui rêvait dans le zoo du kibboutz était tombée folle amoureuse de moi ! ! il vaut mieux tomber sur une amoureuse que sur une gourmande, car j'ai vu un proche en grande difficulté devant une jument qui voulait à tout prix lui manger son écharpe !

Enfin le soir, après un ultime jacuzzi, la vie israélienne a repris le dessus, le dimanche matin, dès l'aube, ce fut un réveil brutal, un petit déjeuner express, et un départ précipité, comme d'habitude vers l'école... dur dur d'être au lycée !

Michel Lévy

 

 
 

 

 
Le site du kibboutz
hôtel et entièrement
en hébreux !